Michel Duchesneau tentera de se faire élire à nouveau à la mairie de Granby lors des prochaines élections municipales, en novembre 2021.
Michel Duchesneau tentera de se faire élire à nouveau à la mairie de Granby lors des prochaines élections municipales, en novembre 2021.

Michel Duchesneau se présentera à la mairie de Granby en 2021

Un parfum d’élection flotte déjà sur Granby. Michel Duchesneau tentera de se faire élire à nouveau à la mairie lors des prochaines élections municipales, en novembre 2021. L’ex-maire et développeur domiciliaire en a fait l’annonce aux médias vendredi après-midi à sa résidence de la rue Quévillon.

Cela survient au terme d’une semaine où Michel Duchesneau a défrayé les manchettes pour des travaux de déboisement illégaux réalisés dans le prolongement de la rue de Verchères, à Granby.

Vendredi matin, le conseil municipal a d’ailleurs signifié son intention de demander à la Cour du Québec pour que soit révoquée l’autorisation qui lui a été donnée en 2019 dans le cadre d’un Plan d’implantation et d’intégration architectural (PIIA). 

«C’est sûr qu’on a des signaux présentement qui laissent sous-entendre que je suis un constructeur qui ne respecte rien. Mais on verra. Les élections ne sont pas demain. En 2021, on va peut-être avoir un regard différent. Puis, s’il n’est pas différent, on va me donner mon congé», laisse tomber Michel Duchesneau. 

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Celui-ci affirme avoir souvent songé à effectuer un retour en politique municipale. Lors de la dernière élection en 2017, il n’a pu se présenter notamment, car il n’habitait pas à Granby, une condition pour pouvoir déposer sa candidature. Mais ce n’est plus le cas. Sa résidence de Shefford est vendue depuis trois ans. 

«Les plus belles années de ma vie, c’est à la mairie. J’ai eu quelques réussites en affaires. Mais il n’y a rien qui se compare à faire la différence dans la vie des autres. C’est une nourriture pour l’âme. Ça fait tellement de bien. Mais ce n’est pas toujours facile, j’en conviens», fait-il valoir.

Programme

Celui qui s’est fait connaître au Québec pour avoir éliminé la dette de la Ville et réduit le taux de taxation lors de son passage à la mairie dit avoir entrepris de «liquider ses terres».

Michel Duchesneau n’agit plus comme constructeur depuis trois ans, mais il est propriétaire d’un parc de terrains qui, selon lui, permettrait de bâtir 1000 habitations. 

«Je travaille pour les vendre. Mais ça prend du temps. (...) Face à cela, j’ai trois options. Je pourrais mettre mes avoirs en fiducie, vendre en vrac rapidement ce que j’ai ou je pourrais aussi mettre en stand-by tous les projets», évoque l’ex-maire. 

Maintenant que sa décision est prise, Michel Duchesneau affirme par ailleurs sentir «l’engouement et l’enthousiasme» le gagner. Et il a déjà des idées de ce qu’il souhaite proposer aux électeurs. 

Il évoque notamment l’importance de maintenir la qualité de la chaussée des principales rues de la ville, de s’attaquer aux problèmes de circulation et de congestion routière, qui, à ses yeux, tendent à prendre de l’ampleur. Il souhaite aussi faciliter l’accès à la propriété pour les jeunes familles.    

La dette n’est «plus un enjeu», selon lui. Mais M. Duchesneau souhaite qu’elle n’augmente pas et même qu’elle diminue. Il s’engage par ailleurs dès maintenant à ne pas augmenter le taux de la taxe foncière durant un premier mandat.

«Quand j’étais à la mairie, j’ai respecté scrupuleusement mes engagements», dit-il. 

Épuisement 

Michel Duchesneau a remis sa démission en 2000, alors qu’il lui devenait difficile de concilier son travail à la mairie et celui de promoteur immobilier. Les critiques étaient alors nombreuses à son endroit. 

Il affirme aujourd’hui qu’il souffrait à l’époque d’épuisement. «Quand je suis sorti, j’étais en burnout total. J’étais épuisé et je n’avais plus de motivation à continuer parce qu’on a moins de gaz quand on a atteint un but qu’on poursuit avec acharnement (extinction de la dette)», dit-il. 

Il regrette ne pas avoir vu ses enfants grandir à l’époque où il était maire. «Je me suis réveillé après six ans, mon fils était adulte», déplore-t-il. 

Sa situation est différente aujourd’hui. Sa famille «est élevée». Il est seul et il aura 70 ans en 2021, dit Michel Duchesneau. 

Celui-ci précise d’ailleurs avoir fait part de ses intentions à l’actuel maire de Granby, Pascal Bonin, qu’il dit considérer comme «un ami». Il n’a pu lui parler, mais il lui a laissé un message à cet effet jeudi. «Il fait une bonne job. Mais Pascal a dit à maintes reprises qu’il ferait deux mandats et ils achèvent», dit-il.

Pascal Bonin a déjà ouvert la porte à un éventuel troisième mandat. Mais il n’a pas statué de façon officielle sur le sujet depuis son retour en poste en mars dernier, à la suite d’une absence de quelques mois pour soigner une dépression.