Mario Monast peu avant sa première comparution au palais de justice de Granby, en août dernier
Mario Monast peu avant sa première comparution au palais de justice de Granby, en août dernier

Meurtre de son beau-fils: Mario Monast veut retrouver sa liberté

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Un homme accusé du meurtre non prémédité de son beau-fils, un crime survenu à Granby en août dernier, demande d’être remis en liberté en attendant son procès. Cette requête déposée par l’avocat de Mario Monast, 70 ans, a été débattue vendredi au palais de justice de Granby.

En défense, Me Nicolas Cossette a fait valoir que son client ne posait pas de risque pour la société et qu’il était à même de respecter d’éventuelles conditions de remise en liberté. Une caution viendrait également garantir qu’il n’enfreindrait pas la loi s’il est relâché de façon provisoire.

M. Monast est également sans antécédent judiciaire, a précisé Me Cossette, et doit bénéficier de la présomption d’innocence. Son client aura aussi « un moyen de défense majeur à faire entendre ».

Pour sa part, Me Émilie Baril-Côté a dit craindre que la remise en liberté de l’accusé influence un témoin et a rappelé que sa probabilité de condamnation était « forte ». La procureure a aussi souligné l’effet possible sur le public et sa confiance envers le système de justice.

Émotion

Appelés à la barre, M. Monast et sa conjointe ont témoigné avec émotion. Une enquêteuse de la Sûreté du Québec a également décrit les circonstances et les détails entourant le crime. Une ordonnance de non-publication empêche toutefois les médias de révéler ce qui pourrait être utilisé lors du procès.

Le juge Charles Ouellet, de la Cour supérieure, doit rendre sa décision le 5 février. Ce jour-là, Mario Monast devra également fixer sa date d’enquête préliminaire.

Le ministère public lui reproche d’avoir mis fin aux jours de son beau-fils, Steve Bruce Marquis, 51 ans, par balles le 3 août 2019, un crime survenu rue Foch à Granby. 

En plus de l’accusation de meurtre prémédité, Mario Monast fait face à des accusations de port d’arme dans un dessein dangereux et d’entreposage négligent d’arme à feu. Il s’expose à la prison à vie.