De nombreux témoins policiers ont défilé au procès de Stéphane Blanchard, mercredi. Sur la photo, l’enquêteur au dossier Marc Pellerin et Me Rémi Cournoyer-Quintal, de la défense, pénètrent en salle d’audience en compagnie d’un constable spécial.
De nombreux témoins policiers ont défilé au procès de Stéphane Blanchard, mercredi. Sur la photo, l’enquêteur au dossier Marc Pellerin et Me Rémi Cournoyer-Quintal, de la défense, pénètrent en salle d’audience en compagnie d’un constable spécial.

Meurtre de Jacques Choquette: un accusé a révélé l’emplacement du corps

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Les restes du Granbyen Jacques Choquette, tué en 2016, ont été retrouvés grâce à l’un des trois hommes aujourd’hui accusés de son meurtre prémédité.

Deux ans après le crime et un mois après son arrestation, l'un d'eux a accepté de dire aux policiers où étaient situés les ossements de l’homme d’affaires assassiné.

C’est ce qu’a indiqué l’enquêteur de la SQ Cédric Ménard, mercredi, au troisième jour du procès de Stéphane Blanchard. Tout comme ses deux coaccusés, M. Blanchard, 38 ans, est accusé du meurtre prémédité de Jacques Choquette. Il est le premier à subir son procès.

Appelé à la barre par la Couronne, M. Ménard a expliqué comment il avait, en décembre 2018, obtenu une autorisation judiciaire pour permettre à un détenu de l’accompagner dans un terrain boisé de Stukely-Sud, en Estrie. C’est là que les restes de la victime ont été retrouvés.

Accompagnés d’un technicien en scène de crime, les deux hommes ont également visité une carrière de sable à Bonsecours ainsi qu’un rang à Bolton-Est. Selon la preuve entendue jusqu’ici, c’est à ce dernier endroit que Jacques Choquette a été tué, par arme à feu.

Cortège photographié

Un autre policier, Cédric Aubut, a détaillé les images prises par une caméra de surveillance située à l’entrée d’une carrière d’Eastman, une municipalité limitrophe à Bolton-Est. Ces images montrent que trois véhicules sont passés par là le soir du crime, le 3 novembre 2016.

Le premier semble être celui de la victime, le deuxième, celui de Stéphane Blanchard, et le troisième, un camion de type pick-up, celui d'un des autres accusés. Le cortège est repassé en sens inverse 15 minutes plus tard; cette fois-ci, la boîte du pick-up contenait une bâche blanche recouvrant une forme rectangulaire, ainsi qu’un bidon d’essence.

Une question d’argent pourrait être à l’origine du meurtre de l’entrepreneur en construction de 51 ans, qui avait remis un chèque de 30 000 $ à l'un des accusés quelques semaines plus tôt.

Selon l’exposé introductif de la Couronne, un des accusés a commandé le crime, exécuté par Stéphane Blanchard contre 5000 $ de marijuana. L'autre aurait pour sa part aidé à disposer du corps et de la voiture de la victime.

La carcasse incendiée de la Mercedes de M. Choquette avait été retrouvée au lendemain du meurtre dans un rang de Saint-Valérien-de-Milton en Montérégie, a également témoigné une agente de la SQ des Maskoutains.

Stéphane Blanchard fait face à des accusations de meurtre prémédité et de complot pour meurtre. Il est défendu par Me Jean-François Lambert et Me Rémi Cournoyer-Quintal, tandis que Me Émilie Baril-Côté et Me Gabrielle Cloutier mènent la poursuite.

Le procès devant jury reprend jeudi au palais de justice de Granby.