Alexis Massé était le nouvel ami de coeur de Daphné Boudreault. Il a livré un poignant témoignage, jeudi.

Meurtre de Daphné Boudreault: son nouvel ami de coeur se confie

« C'était un ange, un ange qui vivait ici. » La jeune Daphné Boudreault, assassinée par son ex-copain Anthony Pratte-Lops, fréquentait depuis peu Alexis Massé, de St-Césaire. Ce dernier a offert un témoignage poignant à la sortie du palais de justice de Saint-Hyacinthe, où a eu lieu la comparution, et sur les ondes du 98,5 FM.
L'avant-midi a été infernal pour la jeune femme, a raconté M. Massé à l'émission de Paul Houde, Le Québec maintenant. Elle était attendue par l'accusé dès 5 h du matin. Selon le nouveau copain de la victime, Anthony Pratte-Lops était devant la maison du père de Daphné Boudreault l'attendant avant qu'elle parte travailler.
Une fois sur les lieux du travail, elle lui a demandé de partir. « Il ne voulait pas. C'est à ce moment-là que les premières démarches ont été faites avec la police, raconte M. Massé. Elle a contacté les policiers, qui sont venus, mais qui sont repartis sans faire grand-chose et en lui disant de prendre ça relax, de se calmer. Anthony avait volé son téléphone et il a commencé à me passer des appels à partir de 5 h du matin jusqu'à ce qu'il passe à l'acte. »
Il était d'ailleurs au bout de la ligne avec lui quand Daphné est arrivée à l'appartement. Pratte-Lops lui avait assuré qu'il n'était pas là et qu'elle pouvait venir récupérer son cellulaire. Elle avait demandé en vain à être escortée par la police. 
« Il avait des problèmes dans sa tête, Anthony. Il m'a appelé avant de commettre son geste, a-t-il dit en mêlée de presse. Pendant longtemps, on a essayé de le raisonner. Daphné était contente que je prenne le temps de discuter avec lui pour essayer de le calmer et de tempérer les choses un peu. »
Daphné avait confié à son nouveau copain qu'elle avait quitté Anthony Pratte-Lops puisqu'elle n'en pouvait plus de vivre sous ses menaces et son contrôle.
« Daphné était une personne aimée de tout le monde, qui n'avait aucune malice, qui avait le plus grand coeur que je connaisse, a ajouté le Césairois sur les ondes de la radio montréalaise, brisé de chagrin. Elle voulait faire de l'aide humanitaire, elle était inscrite pour un voyage en Haïti pour aller faire du bénévolat. Elle était à l'écoute des gens. »
Il croit que cette tragédie restera dans la mémoire des gens longtemps et que les actes d'Anthony Pratte-Lops ne seront pas oubliés. « On pardonne, mais on n'oublie pas », a-t-il lâché devant les médias.