Christian Bertrand

Meurtre à Farnham: Christian Bertrand de nouveau coupable

L’auteur du meurtre d’un octogénaire commis à Farnham en 2011 a de nouveau été trouvé coupable par le tribunal.

Christian Bertrand avait été condamné une première fois, en 2014, d’avoir mis fin aux jours de Joseph Gobeille, un homme qui l’avait hébergé dans son enfance et envers qui il avait gardé une forte rancune.

La victime avait été frappée de plusieurs coups à la tête avec une barre de fer.

Trouvé coupable de meurtre prémédité, le Montréalais avait été condamné à une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Or, la Cour d’appel a ordonné un nouveau procès il y a deux ans, statuant que le juge de première instance n’avait pas adéquatement informé le jury de « tous les moyens de défense jugés vraisemblables », notamment la défense d’automatisme avec ou sans troubles mentaux. 

Le plus haut tribunal du Québec lui avait aussi reproché d’avoir exclu de la preuve un enregistrement vidéo de l’accusé, ce qui a pu influencer indûment le jury.

M. Bertrand avait plaidé la non-responsabilité criminelle pour cause de trouble mentaux, mais cela n’avait pas été retenu par le jury.

Entente

Finalement, le second procès n’aura pas lieu. Les parties se sont entendues sur une sentence en échange d’un plaidoyer de culpabilité à l’accusation de meurtre non prémédité, enregistré le 2 mai dernier.

Selon cette entente entérinée par le juge Charles Ouellet, de la Cour supérieure, M. Bertrand, 54 ans, est de nouveau condamné à la prison à vie, mais pourra bénéficier d’une libération conditionnelle après
10 ans d’incarcération.

Étant donné qu’il a été arrêté au lendemain du crime, le 22 septembre 2011, il pourrait donc recouvrer sa liberté en 2021.

« On est satisfaits, car il reconnaît son crime, a indiqué Me Claude Robitaille, procureur aux poursuites criminelles et pénales. Et ce n’est pas parce qu’il est éligible à une libération conditionnelle après 10 ans qu’il sera libéré. La décision revient à la Commission des libérations conditionnelles. »

M. Bertrand était représenté par Me Marie-Hélène Giroux.