Chantal Godbout craint pour la sécurité de son chien Arthur depuis qu’un individu a menacé de le tuer dans un boisé près de chez elle.

Menaces de mort envers des animaux: «On est carrément terrorisés»

Après les trois chats, vraisemblablement assassinés, retrouvés morts il y a quelques jours dans une piscine à Cowansville, voilà qu’un homme menacerait de tuer des chiens dans le même quartier, soit le secteur du boulevard J.-A. Deragon et la rue des Pivoines. La propriétaire d’une des bêtes, Chantal Godbout, craint pour sa sécurité et celle des animaux dans cette zone.

Le 2 novembre, Chantal Godbout et son conjoint marchaient avec leur chien Arthur, sans laisse, dans le boisé à quelques pas de chez eux. Les propos tenus par un individu «hystérique et agressif», croisé dans le sentier, ont chamboulé le couple.

« Dès que l’homme a aperçu notre chien, il s’est mis à hurler. Ce qu’il nous criait était d’une violence inouïe. Il nous a dit : “j’ai un couteau et je vais tuer votre maudit chien. Juste là, maintenant”. On a eu beau essayer de le raisonner, il était de plus en plus enragé. On était sous le choc, alors on est partis. Pas question d’attendre que les fils se touchent encore plus et qu’il passe à l’acte.»

Mme Godbout a contacté les policiers pour dénoncer les menaces de mort envers leur animal. Une déposition officielle auprès de la Sûreté du Québec (SQ) est imminente, a-t-elle spécifié.

Selon Chantal Godbout, une agente de la paix se serait présentée au domicile de l’individu en question, qu’elle décrit comme un septuagénaire «de bonne carrure, mesurant près de 6 pieds».

«La policière m’a rappelée pour me faire un compte-rendu dans le dossier. Elle m’a confirmé que l’homme avait été vraiment déplaisant. Il lui a même répété qu’il avait le droit de tuer mon chien s’il voulait.»

La porte-parole de la SQ Ingrid Asselin n’était pas en mesure de corroborer ces informations, vendredi. Elle a toutefois confirmé que des menaces à l’endroit d’animaux «ont été signalées» au corps policier par des citoyens.

Dossiers distincts

La Voix de l’Est révélait le 7 novembre que Josée Mercier, une résidante du même quartier que Mme Godbout, a retrouvé trois de ses quatre chats morts dans sa piscine quelques jours auparavant. Selon la mère de famille, il ne fait aucun doute que les bêtes ont été assassinées.

« Qui peut m’en vouloir au point de tuer mes chats ? Je ne vois pas qui peut être assez tordu pour faire ça. [...] L’agent qui est venu chez moi m’a dit que les chats ont certainement été tués avant d’être jetés dans la piscine. On voyait plusieurs traces de blessures. J’espère tellement qu’ils n’ont pas souffert. Peu importe pourquoi cette personne a fait ça, je veux que justice soit faite et qu’elle se fasse soigner. Je ne voudrais surtout pas qu’il arrive quelque chose à mes enfants », a-t-elle clamé en entrevue.

La SQ a ouvert une enquête. Aucun suspect n’a été appréhendé à ce jour. Aucun lien n’est établi entre le dossier de la mort des chats et les menaces envers des chiens dans le quartier, a spécifié Ingrid Asselin.

Selon Chantal Godbout, plusieurs de ses voisins propriétaires d’animaux lui auraient confié avoir été invectivés par le même individu.

«On ne peut pas dire que notre cas est isolé. Je ne peux pas tolérer qu’une personne dérangée rôde dans le quartier et menace tout le monde. On ne peut pas attendre un drame avant d’agir. L’homme dit qu’il se promène avec un couteau. Il a besoin de soins psychologiques. Il y a aussi plein d’enfants dans le quartier. On est carrément terrorisés.»