« Il faut prendre ça au sérieux », dit le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin.

Menaces de mort à Sainte-Cécile: la Couronne autorise une dénonciation

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales a autorisé une dénonciation contre une femme de Sainte-Cécile-de-Milton accusée d’avoir proféré des menaces de mort à l’endroit du maire de cette municipalité.

Claire Laroche, 61 ans, devra se présenter en cour le 22 février pour se prononcer sur l’engagement qui lui est soumis, communément appelé « 810 ».

Cet article du Code criminel se rapporte à une « crainte de blessures et de dommages ».

La personne qui en est la source, si elle reconnaît le geste posé, doit s’engager à éviter le plaignant, à ne pas troubler l’ordre public et à avoir une bonne conduite.

Claire Laroche, photographiée à l’hôtel de ville de Sainte-Cécile-de-Milton en 2016.

Si elle enfreint cet engagement, elle s’expose à une peine de prison.

Le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin, avait alerté les autorités en juillet 2017 après avoir appris que Mme Laroche aurait suggéré de « mettre un contrat » sur sa tête lors d’un appel téléphonique avec une employée de l’Union des municipalités.

Citoyenne du chemin Beauregard Sud, elle houspillait le maire depuis plusieurs années parce que sa rue — où elle est l’unique résidante — n’était pas asphaltée. Ironie du sort, elle l’a été à la fin de l’année dernière.

« Il ne faut pas niaiser avec ça »
« La ligne entre savoir si quelqu’un va passer à l’acte ou non, on ne le connaît pas et il ne faut pas niaiser avec ça », a indiqué à La Voix de l’Est le maire Paul Sarrazin, aussi préfet de la MRC de la Haute-Yamaska et président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs.

« C’est inacceptable aujourd’hui et il faut prendre ça au sérieux. »

Claire Laroche fait aussi l’objet d’une poursuite civile de 50 000 $ de la municipalité de Sainte-Cécile-de-Milton pour « atteinte à la réputation et harcèlement », et à une autre de 131 500 $ pour avoir vendu une maison supposément décrépite sans en informer l’acheteur. Mme Laroche conteste toutes ces allégations.