Ce qui anime Mélissa Verrier Daunais, c’est l’expérience humaine qu’elle retire de ses périples professionnels.

Mélissa Verrier Daunais: une nomade engagée

Originaire de Granby, Mélissa Verrier Daunais fait son chemin à travers le globe. Alors que se déroule jusqu’à dimanche la Semaine du développement international, la travailleuse sociale se trouve présentement à Amman, capitale de la Jordanie, afin de mettre sur pied un programme de formation professionnelle destiné à permettre à des jeunes Jordaniens d’améliorer leur qualité de vie.

Celle qui est coopérante volontaire pour Oxfam-Québec à titre de conseillère technique en autonomisation économique des femmes et des jeunes est arrivée en sol jordanien en novembre, et y demeurera jusqu’en juin.

Son mandat consiste à épauler les responsables d’un programme de formation destiné à près d’une vingtaine de jeunes femmes et hommes provenant d’un milieu défavorisé, similaire à ceux qui existent aussi au Honduras, en Bolivie et au Bénin, entre autres.

Dans ce programme d’une durée de 25 jours et dispensé à raison de trois jours par semaine dans un centre culturel « inspirant la créativité », les participants apprennent la couture, l’imprimerie, la charpenterie et d’autres tâches. Ils y développent donc des habiletés manuelles, après quoi ils apprendront les bases de l’entrepreneuriat dans l’optique de créer leur propre entreprise.

« En Jordanie, le quart de la population a un statut de réfugié, ce qui les limite sur le marché de l’emploi. À la fin du programme, on vise à ce que les jeunes soient capables de créer un produit qu’ils pourront revendre, et possiblement se partir en affaires », explique Mme Verrier Daunais.

« Essentiellement, mon rôle est d’appuyer les formateurs dans le développement du programme pour qu’ils soient capables de le poursuivre par la suite », ajoute-t-elle.

Dans ce programme, les participants développent des habiletés manuelles, après quoi ils apprendront les bases de l’entrepreneuriat dans l’optique de créer leur propre entreprise.

Ouverture sur le monde

Une fois la formation de cette première cohorte terminée, à la fin du mois de mars, la représentante d’Oxfam-Québec devra rédiger un rapport dans lequel elle tirera plusieurs conclusions de l’expérience ainsi que des recommandations pour améliorer le processus. « C’est la partie la moins le fun ! », croit-elle, le sourire dans la voix.

Car ce qui anime Mélissa Verrier Daunais, c’est l’expérience humaine qu’elle retire de ses périples professionnels. « J’aime travailler à l’étranger, c’est vraiment enrichissant, commente-t-elle. Ça me permet d’apprendre sur différents aspects de la vie. Mes voyages, c’est comme une université où j’apprends sur les différentes cultures et où j’ouvre les yeux sur les différences. »

Le goût d’aller à la rencontre de l’autre semble inné chez la Granbyenne de 36 ans, dont le parcours démontre à la fois une grande curiosité et une ouverture sur le monde.

Forte de ses études en travail social, Mme Verrier Daunais a amorcé son travail humanitaire lors d’un stage en solidarité internationale pour Québec sans frontières. Elle a par la suite obtenu une attestation en coopération internationale avant de compléter un stage de six mois au Burkina Faso. Elle a aussi œuvré en Bolivie pour le Centre d’étude et de coopération internationale.

La barrière linguistique ne constitue pas un obstacle insurmontable, juge-t-elle. « Même si je ne suis pas capable de communiquer dans leur langue, j’apprécie leur non verbal et j’arrive à les comprendre et à me faire comprendre », ajoute Mme Verrier Daunais.

« Ce qui me fascine, c’est l’échange, poursuit la Granbyenne d’origine. J’aime travailler sur le terrain avec les gens, côtoyer leur réalité, interagir avec eux. »