Le maire de Farnham, Patrick Melchior, avait présenté l’automne dernier les étudiants en techniques policières qui viennent de produire un rapport sur les méfaits commis dans la municipalité.

Méfaits à Farnham: «Le sentiment de sécurité, c’est hyper important»

Déploiement des cadets policiers. Installation de caméras de surveillance. Meilleure diffusion de la marche à suivre pour signaler un crime. Ces pistes de solution figurent parmi celles proposées par des étudiants en techniques policières qui se sont penchés sur la problématique de méfaits à Farnham.

Les méfaits qui ont été perpétrés au cours de la dernière année dans les parcs et les endroits publics de Farnham ont fait l’objet d’une enquête menée par un groupe d’étudiants, en collaboration avec les élus municipaux et la Sûreté du Québec (SQ), dans le cadre de leur formation collégiale.

Ces infractions prennent différentes formes, comme le saccage de pots de fleurs, le vol de vivaces, des graffitis sur des bâtiments, des abreuvoirs brisés ou encore des lumières endommagées.

Les futurs agents ont notamment rencontré près d’une vingtaine de commerçants qui ont pignon sur rue au centre-ville, un secteur visé par les méfaits. Ils les ont questionnés sur leurs expériences, les solutions envisagées pour remédier à la problématique et leur sentiment de sécurité.


«  On va prendre les actions qu’il faut.  »
Patrick Melchior, maire de Farnham

Le groupe a aussi colligé des informations qui leur ont été transmises par les policiers de la SQ, ce qui leur a permis d’apprendre que les méfaits sont à la baisse à Farnham. Ils sont passés de 43 en 2015 à 25 en 2016, puis à 26 en 2017 et finalement à 22 en 2018. Mais, comme l’indiquent les étudiants, ce ne sont pas tous les méfaits qui sont rapportés aux autorités.

N’empêche que le sentiment de sécurité en prend un coup lorsque des méfaits sont perpétrés. C’est d’ailleurs ce qui a mené, l’automne dernier, à la formation d’un comité de sécurité publique à Farnham, composé du maire Patrick Melchior, des conseillers municipaux Nathalie Dépeault et Vincent Roy, des directeurs des travaux publics, de l’aménagement du territoire, du service des incendies et du directeur général.

« Le sentiment de sécurité, c’est hyper important, réitère le maire. On va prendre les actions qu’il faut. »

Déploiement des cadets

Au terme de leur démarche, les étudiants ont récemment soumis un rapport à l’administration municipale dans lequel ils proposent diverses pistes de solution. L’une d’elles est le déploiement des cadets de la SQ — un service déjà offert, mais pour l’ensemble de la MRC Brome-Missisquoi — à Farnham. Les futurs agents pourraient ainsi patrouiller à pied ou à vélo les endroits problématiques. La proposition est qualifiée de « bonne piste de solution » par le maire.

Une autre suggestion est l’élaboration et la diffusion d’un tableau expliquant la marche à suivre pour signaler un crime. Les étudiants ont constaté que les citoyens ne savaient pas comment dénoncer ou signaler un crime.

« Si les gens ont une procédure, on leur dit : “Voici quelles sont les étapes et on va vous soutenir, vous encourager là-dedans”, dit M. Melchior. Il y a des gens qui ont peur d’appeler, de déranger. Ce qu’on veut leur dire, c’est que vous allez avoir une procédure et il n’y a rien d’anodin. Si vous ne vous sentez pas en sécurité, appelez. »

Les étudiants proposent aussi de distribuer des autocollants d’Échec au crime à apposer dans les vitrines des commerces.

L’installation de caméras de surveillance est aussi proposée, une idée « qu’on ne balaye pas, mais on n’a pas statué », ajoute le maire.

Les propositions que contient le rapport feront l’objet de discussions au sein du comité de sécurité publique de Farnham. « Il y a des choses qui vont servir dans ce rapport », assure M. Melchior. Des actions pourraient d’ailleurs être posées dès le printemps, précise-t-il.