On reprochait à Me Thomas Walsh d’avoir, comme sur cette photo, mimé de tirer un coup de fusil en direction d’un policier en marge des audiences concernant le projet Cure, en 2015.

Me Thomas Walsh acquitté

L’accusation de menaces de mort qui pesait contre l’avocat sherbrookois Thomas Walsh a été retirée.

À l’aube du procès, lundi, Me Fannie Turcot, du Directeur des poursuites criminelles et pénales, a indiqué que la Couronne ne déposait plus d’accusation contre le criminaliste âgé de 73 ans.

« On a analysé minutieusement tous les nouveaux éléments déposés depuis le dépôt de l’accusation, dont l’enquête préliminaire », a indiqué Me Turcot à sa sortie de la salle d’audience.

« Il y a des critères à considérer, a-t-elle ajouté. Je dois avoir la conviction morale qu’une infraction a été commise et pouvoir en faire la preuve hors de tout doute raisonnable devant un jury. »

«On a analysé minutieusement tous les nouveaux éléments déposés depuis le dépôt de l’accusation», a indiqué Me Fannie Turcot, du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Me Turcot rappelle que le processus judiciaire « n’est pas étanche » et qu’« on doit garder cette ouverture d’esprit jusqu’à la fin ». « Un dossier n’est pas fixé dans le temps. »

Me Walsh était absent à l’audience et n’a pas donné suite aux appels de La Voix de l’Est. Lors du dépôt de l’accusation, en juin 2015, il l’avait qualifiée de ridicule, jugeant qu’il s’agissait d’une manœuvre pour le sortir d’un dossier.

Fusil
On lui reprochait d’avoir mimé de tirer un coup de fusil en direction d’un policier enquêteur en marge des audiences concernant le projet Cure, qui se sont étirées pendant 10 ans aux palais de justice de Granby et de Sherbrooke.

Ce dossier découlait de l’arrestation d’une quarantaine de personnes de la région de Bedford, en 2005, accusées d’avoir participé à un réseau de production et de trafic de marijuana dont le chef aurait été Werner Kyling.

D’abord condamné à huit ans de prison en 2011, M. Kyling a lui aussi bénéficié d’un retrait des accusations après que la Cour d’appel eût ordonné un second procès en 2013.