Le profil robotique promettait d’être parmi les plus populaires lors des portes ouvertes de l’école secondaire Massey-Vanier, selon le directeur Jean-Luc Pitre.

Massey-Vanier fête ses 50 ans

L’école secondaire Massey-­Vanier de Cowansville a profité de ses portes ouvertes, samedi, pour souligner le 50e anniversaire de sa fondation.

En plus de démontrer leur talent et les qualités du programme de l’école, les élèves ont également été sollicités pour souligner les 50 ans de leur école secondaire.

« Les élèves d’art dramatique ont écrit, monté et jouent six saynètes qui retracent les 50 ans de l’école secondaire. Ce sont des activités qui s’inscrivent dans le cadre des portes ouvertes, mais qui sont uniques cette année pour marquer le coup », assure le directeur Jean-Luc Pitre.

Depuis le début de l’année scolaire, les élèves de l’école secondaire ont été exposés à l’histoire de leur établissement scolaire, ce qui a permis de les guider dans la création des courtes pièces de théâtre.

« Ils ont reçu la visite du professeur d’histoire aujourd’hui retraité Guy Fortin qui a un fort lien avec l’école. Il y a enseigné plusieurs années, sa mère avait été directrice et son fils est maintenant professeur. M. Fortin a présenté aux élèves des anecdotes liées à certaines parties de l’école », ajoute M. Pitre.

Histoire unique

En mode séduction, l’école secondaire a accueilli samedi des centaines d’élèves du primaire accompagnés de leurs parents. 

Les visiteurs étaient conviés à prendre part à un circuit les amenant à chacune des six saynètes dans les différentes sections de la polyvalente.

« L’histoire est particulière puisque c’est une des seules écoles au Québec avec une partie anglophone et une autre francophone et deux commissions scolaires par la force des choses [...] », explique Jean-Luc Pitre.

Séparation

Un état de fait qui a entraîné plusieurs situations délicates lors des premières années de coexistence. La bibliothèque, aujourd’hui partagée entre tous les étudiants, a été séparée pendant les deux premières décennies de l’établissement par un mur de classeur, peut-on apprendre grâce à la saynète qui s’y déroule. À l’époque, chacune des cohortes linguistiques disposait de ses propres portes pour y accéder et les directions respectives avaient engagé deux bibliothécaires pour servir les élèves. 

Une situation qui s’est aujourd’hui résolue même si certains services demeurent réservés à l’une des deux communautés. 

« Le laboratoire informatique est dédié aux élèves du côté francophone parce que ceux du côté anglophone ont leurs ordinateurs personnels », donne pour exemple le directeur adjoint Éric Roulier. 

L’histoire du programme d’art dramatique Don Quichotte dont les élèves présentaient les saynètes est également unique puisqu’elle est plus ancienne que l’école elle-même de deux ans. Lancé par des enseignants de français mordus de théâtre, le programme demeure parmi les plus populaires de l’établissement.

Portes ouvertes

La direction de Massey-Vanier demeure résolument tournée vers l’avenir et mise sur un parcours éducatif construit autour de programmes d’étude particuliers, souligne le directeur Jean-Luc Pitre. 

Ce dernier estime que le programme de robotique, qu’il a contribué à lancer il y a deux ans, allait être parmi les plus populaires dans la journée.

Une prédiction qui allait se réaliser selon l’enseignant Joël Bergeron, fondateur du programme. « C’est un profil qui intéresse particulièrement les jeunes geeks d’informatique et les sportifs intellectuels », observe l’enseignant de science et de mathématique.

Le programme, unique en son genre dans la région, a pour particularité d’intégrer des cours de codage, d’électricité et de mécanique. « Cela contribue à former des super employés si les élèves décident de continuer les études dans cette branche », estime Joël Bergeron.