La Marche de solidarité pour la sclérose en plaques accueillait les chiens de compassion, ce dimanche.

Marche pour la sclérose en plaques: les chiens bienvenus

Des dizaines de personnes ont marché en solidarité avec les personnes atteintes de sclérose en plaques et de maladies neurologiques chroniques, dimanche matin, au parc Daniel-Johnson. Pour la première fois depuis que la Marche de solidarité est organisée par l’organisme Sclérose en plaques Haute-Yamaska-Richelieu (SEPHYR), les chiens de compassion étaient bienvenus.

« Un chien de compassion, c’est comme un proche qui nous aide à vivre avec les difficultés qu’on rencontre, indique Mélanie Demers, présidente de SEPHYR. Si on prend quelqu’un de dépressif, il va s’en sortir beaucoup plus rapidement s’il a un chien de compassion. On se confie à notre chien, on lui fait de gros câlins. Il ne s’en rend pas compte, mais il nous aide. »

Mme Demers souffre de sclérose en plaques sous la forme de poussée-rémission. « On a une période avec des symptômes et après ça on a une récupération, explique-t-elle. Et plus ça évolue, plus les poussées de symptômes laissent des séquelles. Au bout d’un certain temps, les séquelles restent et d’autres s’ajoutent au fil du temps. Ce qu’il faut savoir, c’est que ce n’est pas une maladie mortelle. L’espérance de vie peut être un peu plus réduite, mais on n’en meurt pas. Ça peut créer des problèmes au niveau moteur et cognitif, ça peut créer des difficultés au niveau sensitif et au niveau de la déglutition. On a besoin de beaucoup plus de services. »

C’est là que SEPHYR entre en jeu. « SEPHYR fait un travail d’accompagnement pour bien vivre avec une maladie chronique, souligne Mélissa Dion Des Landes, présidente d’honneur de la huitième Marche de solidarité. Ce n’est pas évident parce qu’on parle du côté émotionnel, psychologique, du lien avec les neurologues, de faire le pont avec la paperasse. Il y a énormément à voir et ça prend des ressources qui connaissent ça. »

La marche a permis d’amasser 2000 $ pour le maintien des services de SEPHYR. L’organisatrice, Jade Mc Phee, espérait que 300 personnes participent à la marche et au barbecue qui s’en est suivi, mais seulement environ 150 participants se sont présentés au parc Daniel-Johnson. « En ajoutant les chiens, on voulait aller chercher un plus large public, mais c’est la première année, on en est à nos balbutiements. On va recommencer définitivement l’an prochain. »

Les règlements déterminés pour l’activité ont permis à Mme Mc Phee d’obtenir facilement l’aval de la Ville pour que les chiens soient admis au parc, au pavillon Roger-Bédard et dans les rues durant la marche de 5 km.