La Marche du Grand Défoulement à Granby a été un véritable succès. La Fondation québécoise du cancer a dévoilé un chèque de 31 310 $.

Marche du Grand défoulement: solidaires contre le cancer

Jusqu’à la toute dernière minute, on croyait que l’objectif de recueillir 30 000 $ grâce à La Marche du Grand défoulement, organisée par la Fondation québécoise du cancer, ne serait pas atteint. Le suspense a été maintenu jusqu’à la fin, alors qu’un chèque de 31 310 $ a été dévoilé dans l’excitation, samedi soir, au parc Daniel-Johnson, à Granby.

L’objectif interne de la section estrienne de la FQC était cependant de 20 000 $, même si le montant affiché en ligne le dépassait de 10 000 $. Chaque dollar qui rentrait, depuis que les 20 000 $ étaient atteints, était un bonus, souligne la coordonnatrice développement et événements spéciaux, Marie-Claude Borja.

Plus de 200 personnes ont participé à cette première Marche dans le cadre du Grand défoulement, à Granby.

Service d’hébergement pour les malades

Au-delà de l’objectif financier pour soutenir la mission de l’organisme, le but de cette nouvelle activité philanthropique était de faire connaître les services offerts par la Fondation.

Les Granbyens qui combattent un cancer et qui doivent se rendre à Sherbrooke pour y recevoir des traitements de radiothérapie peuvent ainsi compter sur le service d’hôtellerie de la Fondation.

À 30 $ en occupation double (ou 45 $ en occupation simple), les patients peuvent ainsi compter sur une chambre où se reposer et échanger avec des gens étant aux prises avec la même réalité. Ce réseau d’hôtellerie, que l’on trouve aussi à proximité des autres grands centres de radio-oncologie de Montréal, Gatineau, et Trois-Rivières, comprend 130 chambres et sont toutes équipées d’une salle de bain privée.

« On essaie de se démarquer de plus en plus pour se faire connaître parce qu’on va célébrer nos 40 ans l’an prochain, mais on est encore méconnu, évoque Mme Borja. On a voulu se rapprocher de notre clientèle qui vient majoritairement des MRC de La Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi. Quand on a cherché la ville où faire notre première Marche, Granby est arrivée en tête de liste. »

D’anciens bénéficiaires de ces services d’hôtellerie avaient par ailleurs formé des équipes pour La Marche. « Ce sont nos meilleurs ambassadeurs, souligne Marie-Claude Borja. L’hôtellerie est un endroit où on les accueille, où on s’occupe d’eux. Tout ce qu’ils ont à faire, c’est d’aller à leur traitement et nous on leur offre un peu de réconfort, un peu de soutien. Des fois, les gens quittent l’hôtellerie en larmes parce que, quand ils côtoient des gens qui vivent la même chose qu’eux, il y a un sentiment de solidarité qui se crée entre eux. Il y a même des amitiés qui se créent et qui durent après. »

Des services de kinésiologie, pour garder la forme malgré les traitements, de massothérapie, d’art-thérapie et une ligne d’informations sur le cancer y sont aussi offerts.

Soigner le corps meurtri

La massothérapie est un service qui est particulièrement apprécié. « Quand tu es en radiothérapie, on dirait que tout ton corps est fragilisé, se souvient Joanne Ouellette, directrice de SERY et ambassadrice de la FQC pour Granby. Quand tu te fais masser, ça fait du bien et ça ne coûte à peu près rien [NDLR : 25 $ pour 1 h]. »

Mme Ouellette a combattu un cancer du rectum, un diagnostic qui est tombé en mai 2016. Elle a aussi subi des complications sérieuses à la suite de son opération et a vu la mort de près à deux reprises. Elle n’a pas eu besoin des services d’hôtellerie puisqu’elle a pu être accompagnée chaque jour de son traitement, mais elle sait à quel point ils sont essentiels.

Du nouveau s’en vient pour Granby avec la Fondation. Une somme de 10 000 $ est réservée pour le projet de massothérapie destiné aux personnes atteintes du cancer et qui n’ont pas à se déplacer à Sherbrooke. « C’est un nouveau service qu’on veut offrir à Granby, mais il nous faut l’autorisation du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Entre temps, il faut qu’on continue de gérer l’hôtellerie et nos services. C’est juste une question de temps, la machine est en branle. »

Une voix forte

L’acteur Bernard Fortin était lui aussi présent à La Marche du Grand défoulement de Granby. Il est l’un des ambassadeurs de la Fondation québécoise du cancer. Plusieurs de ses proches ont été touchés par cette maladie.

« J’habite les Cantons-de-l’Est et une amie connaissait les organisateurs de La Marche et m’a demandé si je voulais m’impliquer, raconte-t-il en entrevue. Je suis là et, si je peux donner un coup de main, go ! »

Il était emballé de voir tous ces gens rassemblés autour d’une même cause.

Les marcheurs sont passés sous une arche lumineuse après une période d’échauffement. Le parcours était illuminé de tout son long, tant pour la boucle de 500 mètres marchée à deux reprises par les participants du 1 km, que pour le parcours de 3 km. Des structures gonflables et éclairées de plusieurs couleurs ont aussi contribué à l’ambiance festive.

Le chanteur Amos J est monté sur scène pour terminer la soirée. « Je pensais que le mandat était d’aider la vibe, mais je pense honnêtement qu’avec la température, mon mandat ce soir est de faire bouger les gens pour qu’ils n’aient pas trop froid, glisse-t-il un sourire aux lèvres. Et faire du bien avec la musique. »

Une telle marche a été organisée cet automne dans les régions du Québec où la FQC est installée, soit à Montréal, Québec, Gatineau, Trois-Rivières et Rouyn-Noranda​​​​​​​​​​.