Marc Fournier souhaite que le filet installé en bordure du lac Boivin, au parc Daniel-Johnson, soit déplacé de façon à permettre aux bernaches d'avoir accès à un plus grand espace derrière le pavillon Roger-Bédard.

Marc Fournier, l'ami des bernaches

Marc Fournier est en croisade. Et il multiplie les interventions-chocs auprès des élus pour se faire entendre. Son souhait: que les bernaches du lac Boivin occupent une plus grande place au parc Daniel-Johnson, à Granby. Mais la Ville est peu encline à répondre à ses demandes. Les fientes des oiseaux sont à l'origine d'une problématique de salubrité au parc, dit le coordonnateur en environnement, Serge Drolet.
Lors de la dernière séance du conseil municipal, M. Fournier a exhibé un bébé outarde, mort étranglé par un fil laissé dans l'eau par un pêcheur, a-t-il dénoncé. Le mois précédent, c'est avec un bébé marmotte - vivant cette fois - qu'il s'est présenté au micro pour plaider la cause de la colonie de bernaches du lac Boivin.
L'ex-guide touristique en Amérique centrale souhaite que la Ville de Granby déplace le filet qu'elle a installé l'an dernier sur la berge du lac; filet qui vise à décourager les outardes de s'aventurer dans le parc Daniel-Johnson, l'un des espaces verts les plus fréquentés en ville.
Interprétation de la bernache
Marc Fournier propose plutôt que les bernaches aient un espace délimité à l'arrière du pavillon Roger-Bédard. De cette façon, les usagers du parc pourraient profiter de la présence de cet oiseau migrateur et en apprendre plus sur lui, estime le protecteur des animaux.
À ses yeux, les bernaches et les oies blanches «sont la richesse écotouristique numéro un de Granby». «Il ne faut pas la perdre», lance-t-il.
Tous les détails dans notre édition de samedi