Marc-Édouard Larose convoite un siège au conseil comme représentant du district 6 à Bromont.

Marc-Édouard Larose vise le district 6 à Bromont

Qui a dit que les jeunes ne s'intéressent pas à la politique ? Marc-Édouard Larose a de quoi confondre les sceptiques. À 28 ans, il convoite un siège au conseil en tant que représentant du district 6 à Bromont.
Marc-Édouard Larose suit de près ce qui se passe dans sa communauté, tant dans le quartier Adamsville où il réside depuis plus de 18 ans, que dans l'ensemble du territoire de Bromont. En briguant les suffrages comme conseiller, il souhaite amener une « vision différente » chez les élus. 
« Je suis un jeune professionnel puis un père de famille. Je connais le milieu des affaires puisque j'assume la relève dans l'entreprise familiale, a indiqué celui qui est gestionnaire chez Toitures Larose. Je crois qu'il est important d'avoir des gens qui ont une certaine diversité d'expériences, de profils pour représenter la population. Et j'ai ce qu'il faut pour bien le faire. »
En fait, Marc-Édouard Larose n'en est pas à ses premières armes dans la sphère politique. Idem comme militant. En plus d'avoir occupé le poste de vice-président aux affaires internes à l'Association étudiante du cégep de Granby, il a été membre du comité exécutif de l'aile jeunesse de la Coalition avenir Québec (CAQ) comme responsable de la Montérégie et de l'Estrie. 
Questionné à propos d'un éventuel saut comme député à la CAQ, l'aspirant conseiller a toutefois répondu sans hésiter. « Le provincial ne m'intéresse pas, a-t-il tranché. L'horaire des élus est extrêmement difficile. Et avec un [nouveau-né], je ne le conçois pas. Un mandat au conseil municipal me convient parfaitement. Il n'y a aucun doute, si je suis élu, j'irai jusqu'au bout. »
Proximité et saine gestion
Lorsqu'on lui demande ce qui l'interpelle le plus en politique, le jeune entrepreneur évoque « la proximité avec les gens ». « J'aime discuter, aller jusqu'au bout des choses, a-t-il renchéri. Je suis aussi curieux, alors je veux toujours en apprendre davantage à propos des autres. En fait, je suis le genre de personne qui m'investit à fond, peu importe ce que j'entreprends. »
Parmi les enjeux incontournables sur sa liste figure la saine gestion des finances de la municipalité. « Il ne faut jamais perdre de vue qu'une ville est très semblable à une entreprise au plan administratif. Il faut avoir un contrôle rigoureux sur ce qui entre et ce qui sort, a-t-il illustré. [...] C'est important d'avoir des projets sans tomber dans l'excès. Je n'aimerais pas laisser une immense dette à la future génération. »
En ce qui concerne les dossiers prioritaires dans son quartier, Marc-Édouard Larose veut y aller en continuité avec le travail amorcé par ses prédecesseures. « Si Sylvie Adam [actuelle conseillère dans le district] avait décidé de se présenter pour un autre mandat, je n'y serais pas allé, a-t-il concédé. Elle a fait un très bon boulot et je crois qu'elle a établi de très bonnes bases pour l'avenir. Même chose pour Anie Perreault qui était là avant elle. »
Projets
La revitalisation du noyau villageois dans le secteur Adamsville, notamment par l'ajout de commerces et d'infrastructures de loisirs, de même que la revalorisation du parc Grégoire sont quelques-uns des dossiers que compte porter le candidat. Dénouer l'impasse au sujet du surplus d'élèves à l'école Saint-Vincent-Ferrier est également du nombre, au même titre que l'essor de l'aéroport. 
« Bromont est une municipalité unique et dynamique, avec son parc scientifique, son potentiel commercial et ses nombreux attraits touristiques. Et il faut continuer de développer tout ça. Mais c'est évident qu'au plan économique, l'aéroport joue un rôle très important. On est en compétition avec Sherbrooke [pour accueillir des vols de passagers]. Ce n'est pas le temps de lâcher prise. [...] D'un autre côté, je ne veux pas faire de promesses que je ne pourrai pas tenir. Mais une chose est certaine, je suis un gars d'action et je veux travailler en équipe pour faire progresser Bromont. »