Le rôle d’un conseiller municipal est de représenter les intérêts des citoyens de son district auprès de l’appareil municipal. Et non le contraire, estime le candidat dans le district 4 Marc Boily.
Le rôle d’un conseiller municipal est de représenter les intérêts des citoyens de son district auprès de l’appareil municipal. Et non le contraire, estime le candidat dans le district 4 Marc Boily.

Marc Boily tentera sa chance dans le district 4

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Le rôle d’un conseiller municipal est de représenter les intérêts des citoyens de son district auprès de l’appareil municipal. Et non le contraire, estime le Granbyen Marc Boily. C’est donc ce que l’aspirant conseiller municipal souhaite mettre de l’avant, s’il est élu dans le district 4.

Marc Boily, 56 ans, est une nouvelle figure dans le paysage politique. Mais cela n’empêche pas que cela faisait un petit moment qu’il songeait à faire le saut, même s’il a attendu la dernière journée de la période de mise en candidature pour manifester officiellement son intérêt. 

« Dans la vie, tout est une question de timing. Je n’étais pas prêt avant à m’engager pour un mandat de quatre ans », a-t-il fait valoir à La Voix de l’Est

Ces dernières années, Marc Boily dit avoir été interpellé par le manque de consultation qui, selon lui, a entouré l’aménagement de la piste multifonctionnelle rue Léger, le projet de réaménagement de l’église Notre-Dame et le projet de construction du centre aquatique. 

« Je pense qu’il y a une différence à faire entre tenir des séances d’information et des séances de consultation. (...) Je comprends que gouverner, c’est prendre des décisions. Mais il ne faut pas oublier qui nous a mis dans cette position de prendre des décisions », estime celui qui se mesure au conseiller sortant du district 4 et à nouveau candidat, Jocelyn Dupuis. 

Marc Boily insiste d’ailleurs sur le fait qu’il « n’aura pas peur » de se « tenir debout » lorsqu’il y aura des dossiers qui concerneront et affecteront les résidants du district 4. 

Dette 

L’aspirant conseiller municipal est aujourd’hui retraité, après un parcours professionnel de gestionnaire. De ce fait, il porte un regard critique sur les finances de la Ville. Et la dette, dont l’estimation au 31 décembre 2017 est de 76,1 millions $, le fait sourciller. 

« C’est bien de balancer un budget, mais la dette reste toujours à côté. Il faut s’y attaquer. On est capables de la rembourser. On doit faire l’exercice de se serrer la ceinture. Tout le monde le fait », déclare Marc Boily. 

Et, à ses yeux, une diminution des dépenses ne se traduit pas automatiquement par une diminution des services, ajoute-t-il.

Comme quelques autres candidats à la présente élection, M. Boily affirme par ailleurs avoir de la difficulté avec « le concept » des allocations de transition, auxquelles les élus ont droit lorsqu’ils quittent leurs fonctions, au terme d’un mandat. « Il n’y a pas beaucoup de personnes qui en ont, si elles quittent leur emploi. Je vais refuser ma prime ou je vais la remettre à un organisme communautaire », tranche-t-il. 

Sa position sur les allocations de transition rejoint celle du candidat à la mairie Yves Bélanger. Marc Boily, qui a pratiquement vécu toute sa vie à Granby, dont 20 ans dans le district 4, estime toutefois que le rôle d’un conseiller municipal « n’est pas de prendre position pour l’un ou l’autre des candidats », mais plutôt de travailler avec les élus en place. 

Marc Boily entend par ailleurs consacrer beaucoup de temps à sa campagne électorale pour aller à la rencontre des électeurs. « C’est quand même du travail, rencontrer les gens et prendre le temps de leur expliquer notre position et en quoi on se différencie des autres. Ce n’est pas juste distribuer des petits cartons et donner des poignées de main. Il faut écouter ce que les gens ont à dire », dit-il.