Richard Leclerc, qui coordonnait le volet suttonais du marathon pour une sixième année consécutive, s’est réjoui du succès de l’événement. Quelques dizaines de personnes interpellées, majoritairement des femmes note-t-il, se sont rendues au café pour y poser un geste aux répercussions immenses.

Marathon d’écriture solidaire à Sutton

Encore une fois cette année, les résidents de Sutton se sont mobilisés pour dénoncer l’emprisonnement arbitraire de militants luttant pour la démocratie aux quatre coins du globe. En participant au 12e marathon d’écriture d’Amnistie internationale, ils contribuent à améliorer le sort d’une dizaine de prisonniers politiques.

« Écrire, ça libère », souligne Richard Leclerc, reprenant le slogan de la campagne. Ces lettres écrites dans le confort d’un café de Brome-Missisquoi ont le pouvoir, mises en ensemble, d’aider les victimes de la répression politique partout dans le monde.

Richard Leclerc, qui coordonnait le volet suttonais du marathon pour une sixième année consécutive, s’est réjoui du succès de l’événement.

Quelques dizaines de personnes interpellées, majoritairement des femmes note-t-il, se sont rendues au café pour y poser un geste aux répercussions immenses.

« Certains viennent surtout pour s’impliquer, pour faire partie du mouvement et d’autres sont plus au courant des actions d’Amnistie internationale. Dans tous les cas c’est aussi important », explique-t-il.

Peu importe les motivations ou leur degré d’engagement, les participants avaient accès à la documentation de l’organisme que Richard Leclerc avait pris soin de partager dans les derniers jours.

Inutile d’être un fin connaisseur de l’actualité internationale pour participer. Au-delà du but premier d’aider la situation des militants emprisonnés, l’opération permet également de braquer les projecteurs sur des cas qui ont peu d’attention médiatique le reste de l’année.

Question de briser la barrière des langues, les participants pouvaient même s’aider d’exemples en langues étrangères dans la rédaction du message.

Au passage de La Voix de l’Est en début d’après-midi, 75 lettres avaient déjà été écrites. Certains participants avaient déjà rédigé leur message, d’autres ont pris quelques instants pour écrire leurs cartes sur place.

La contribution de Sylvie Roy est cependant à souligner. « Je suis arrivée vers 11 h ce matin et déjà j’ai écrit une vingtaine de cartes. La situation que vivent ces gens fait vraiment partie des choses qui m’interpellent », affirme-t-elle.

Il n’est pas trop tard pour participer au marathon d’écriture puisqu’une boîte pour récolter les lettres sera laissée au Cafetier jusqu’à samedi. Il est aussi possible de le faire sur le web via la plateforme d’Amnistie internationale.

Les années précédentes, près de 200 lettres avaient été écrites à Sutton. M. Leclerc prévoyait être sur place jusqu’à 19 h mercredi pour continuer à accueillir les participants.

Il est a noter que les enveloppes sont postées directement de Sutton vers leur destination finale. « J’ai les adresses des gens dans leur pays respectif. Nous devons simplement mettre la bonne valeur de timbre. Les gens peuvent donner quelques sous pour aider à les payer », explique l’organisateur.

Au-delà d’aider la situation des militants emprisonnés, l’opération permet également de braquer les projecteurs sur des cas qui ont peu d’attention médiatique le reste de l’année.

Selon les chiffres d’Amnistie internationale, des 161 personnes emprisonnées et soutenues par l’organisme entre 2000 et 2018, 124 ont été libérées a ce jour. Richard Leclerc souligne que le simple fait de recevoir du courrier régulièrement peut alléger les conditions d’emprisonnement.

Message fort

Pour sa 12e campagne, Amnistie internationale a décidé de lancer un message fort avec une sélection complètement féminine de militantes à soutenir.

Plusieurs d’entres elles sont persécutées dans des pays fréquentés par des touristes occidentaux comme l’Afrique du Sud, le Maroc ou l’Inde.

On compte également des militantes du Soudan, de l’Iran, du Kirghizistan, de l’Égypte et de l’Ukraine.

Des cartes seront aussi destinées à la famille de Marielle Franco, une militante brésilienne luttant pour les droits des homosexuels assassinée en mars dernier.

Les deux co-porte-paroles du volet québécois de la campagne étaient Melissa Mollen Dupuis et Françoise David, elles aussi militantes fortement impliquées dans leur communauté.

Il n’est pas trop tard pour participer au marathon d’écriture puisqu’une boîte pour récolter les lettres sera laissée au Cafetier jusqu’à samedi.

Il est aussi possible de le faire sur le web via la plateforme d’Amnistie internationale.