Claire Laroche (photographiée ici en 2016) devait se présenter en cour à la suite d’une menace de mort qu’elle aurait proférée à l’endroit du maire de Sainte-Cécile-de-Milton.

Mandat d’arrestation contre Claire Laroche

Un mandat d’arrestation visé a été émis contre Claire Laroche, une femme de Sainte-Cécile-de-Milton qui aurait proféré une menace de mort envers le maire de cette municipalité.

Mme Laroche brillait par son absence, jeudi, alors que son dossier revenait devant la Cour du Québec à Granby. Comme sa présence était requise, la juge Julie Beauchesne a ordonné le mandat. Qu’il soit visé signifie que la femme de 62 ans ne sera pas détenue si elle est interceptée par les policiers, mais devra s’engager à comparaître bientôt.

La Couronne avait autorisé, en février, une dénonciation contre Mme Laroche pour « crainte de blessures et de dommages ». La plainte provenait du maire de Sainte-Cécile-de-Milton et président de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, Paul Sarrazin.

M. Sarrazin avait alerté les autorités en juillet 2017 après avoir appris que Mme Laroche aurait suggéré de « mettre un contrat » sur sa tête lors d’un appel logé à l’Union des municipalités du Québec. La Miltonnaise est à couteaux tirés depuis des années avec la municipalité.

Elle a longtemps reproché au maire de refuser d’asphalter le chemin où elle est l’unique résidante et se présentait régulièrement aux réunions du conseil municipal et à l’hôtel de ville pour exiger des documents et faire connaître ses doléances. Pour toutes ces raisons, elle fait aussi l’objet d’une poursuite civile de 50 000 $ de la part de Sainte-Cécile-de-Milton pour « atteinte à la réputation et harcèlement », un recours auquel elle a rétorqué par une contre-poursuite de 65 000 $.

Au civil aussi
Claire Laroche était toutefois absente lorsque ce dossier est revenu devant la chambre civile, toujours à Granby, mardi. Une juge avait ordonné, la semaine dernière, qu’elle assiste à une conférence de gestion.

« Elle m’a dit qu’elle devait revenir de Floride le 14 avril, et je ne peux la joindre que par la poste », a indiqué Me Vincent Jacob, qui représente la poursuite, au juge Martin Tétrault. Ce même jour, ce juge a autorisé une saisie avant jugement de la résidence de Mme Laroche pour cause d’honoraires impayés à une firme d’avocats.

Finalement, la sexagénaire fait aussi face à une autre poursuite civile de 131 500 $ en lien avec une maison supposément décrépite qu’elle aurait vendue sans en informer l’acheteur. Le procès pour cette cause doit avoir lieu en septembre.