Les discussions de samedi tenues à Bromont ont permis aux participants de partager leurs craintes sur la maladie de Lyme.

Maladie de Lyme: des Bromontois sondés

Quelles sont les croyances liées à la maladie de Lyme et que savent les gens à son sujet ? Ces questions, une équipe de chercheuses de l’Université de Montréal tente d’y répondre. Deux petits groupes de Bromontois se sont prêtés au jeu, samedi matin, en acceptant de leur livrer leurs perceptions, questionnements et inquiétudes.

Liliana Potes, étudiante à la maîtrise en médecine vétérinaire, et Danaelle Page, agente de recherche à la faculté de médecine vétérinaire, toutes deux à l’Université de Montréal, ont animé samedi deux discussions ; l’une sur la présence de tiques à Bromont et l’autre quant à la perception du public sur la maladie de Lyme. Les deux chercheuses souhaitaient ainsi connaître le niveau de connaissance des Bromontois sur le phénomène, leurs pratiques pour prévenir les piqûres de tiques, et entendre leurs inquiétudes.

Les deux universitaires ont rencontré deux groupes de citoyens en avant-midi, chacun un peu plus de deux heures, permettant ainsi à tous d’expliquer leur vision et aux groupes d’échanger entre eux. 

« Nous sommes là pour laisser les gens parler. Certaines craintes sont fondées et d’autres sont moins rationnelles. À la fin de la rencontre, on s’assure toutefois que chacun reparte avec les bonnes informations », a expliqué Danaelle Page. 

Échanges

Bien que La Voix de l’Est ait assisté à la discussion, l’étude garantissait la confidentialité des échanges. Très peu de choses n’ont ainsi pu être rapportées. Plusieurs participants ont toutefois exprimé leurs craintes face à la maladie de Lyme en raison de leurs habitudes de loisirs pratiqués à l’extérieur. 

Marie-Ève Fafard a, quant à elle, accepté de venir témoigner de son expérience avec la maladie de Lyme. « Je souhaite sensibiliser les gens. Leur dire qu’il faut la prendre au sérieux, mais également qu’il est possible d’en guérir », a dit celle qui vit avec la maladie depuis 2017. 

Pour d’autres, la discussion a également été l’occasion de partager leurs appréhensions face à la recherche scientifique. « Il existe des produits pour les animaux. Des gouttes et des vaccins pour les chiens, par exemple. Pourquoi ça n’existe pas pour les humains ? », questionnait Denis Dubois. 

Rapport

Les discussions de samedi s’inscrivent dans le cadre d’une vaste étude portant sur la maladie de Lyme. Les propos partagés lors de la rencontre chemineront jusqu’au rapport final des chercheuses. Les conclusions, dont la municipalité obtiendra copie, pourraient aider les organismes publics à mieux communiquer les informations concernant cette maladie, estime Liliana Potes. 

Le compte rendu final est attendu pour décembre 2020.