La succession des derniers propriétaires de la maison Tomkins souhaite que la Ville de Granby l’acquière et la transforme en musée sur l’histoire de la ville.

Maison Tomkins, futur musée? « C’est un bon pensez-y-bien » dit Jocelyn Dupuis

« C’est vrai qu’on n’a pas de musée qui représente l’histoire de la ville. » Le maire suppléant de Granby, Jocelyn Dupuis, n’est pas fermé à l’idée de discuter d’un projet de musée dans la maison Tomkins.

Cet « emblème patrimonial de la ville de Granby », selon la Société d’histoire de la Haute-Yamaska, a logé l’homme d’affaires James A. Tomkins, le politicien Joseph-Hermas Leclerc et deux figures de l’enseignement ayant marqué bien des jeunes, Maurice et Carmen Marquis.

La demeure de style néo-Queen Anne de la rue Mountain est remarquablement bien conservée et est meublée d’antiquités pour amener les visiteurs à une autre époque.

La Voix de l’Est présentait dans son édition de lundi le rêve caressé par la famille de M. et Mme Marquis, tous deux décédés, de voir la maison de leur enfance devenir un musée portant sur l’histoire de Granby.

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« La description que donne la Société d’histoire est très flatteuse pour la maison. Cependant, est-ce que la Ville voudrait vraiment aller vers cette orientation ? Je n’en suis pas certain pour l’instant. Je ne dis pas que la porte est fermée, mais il est beaucoup trop tôt pour déterminer si, oui ou non, on voudrait aller vers cette avenue. Un dossier comme ça, ça demande beaucoup de réflexion et de travail. C’est une surprise pour nous ce qu’on a lu dans La Voix de l’Est. »

Selon M. Dupuis, une telle idée devra d’abord être discutée au comité de la culture, sur lequel siège la conseillère Denyse Tremblay. Ensuite, le comité présentera un projet au conseil municipal. Maintenant que l’idée est lancée, nul besoin maintenant pour les citoyens de soumettre une proposition formelle, croit-il, quoiqu’elle pourrait ajouter du poids.

Acceptabilité sociale

« Personnellement, j’aime beaucoup les maisons historiques qu’il y a à Granby, commente pour sa part Mme Tremblay, sans prendre position. Il faut monter un projet, présenter les choses. » Elle ne pouvait toutefois pas préciser le procédé à suivre.

Pour M. Dupuis, tout dépendra du coût pour l’achat et les rénovations, mais aussi de l’acceptabilité sociale. « Est-ce que les gens seraient prêts à ce qu’on fasse ça ? Il y a une grosse réflexion à faire. On n’en a pas, de musée sur la ville. C’est un bon pensez-y-bien, c’est une bonne réflexion qu’il faudrait qu’on fasse. »