François Legault souhaite exporter le modèle de la Maison Gilles-Carle dans l’ensemble de la province.

Maison Gilles-Carle: un modèle à exporter

François Legault entend exporter le modèle de la Maison Gilles-Carle de Cowansville dans l’ensemble du Québec. La Coalition avenir Québec a présenté mardi matin son plan d’aide aux proches aidants, incluant notamment la construction de nouveaux établissements d’aide aux proches aidants.

Le chef de la CAQ s’est engagé à doubler le crédit d’impôt des personnes venant en aide à un proche malade ou handicapé jusqu’à concurrence de 2500 $ d’ici la fin d’un éventuel premier mandat caquiste et à injecter 15 millions de dollars par année pour assurer la pérennité du Fonds de soutien aux proches aidants dès 2021, lors de son passage à Thetford Mines, mardi matin. 

« Les mesures qu’on propose auraient dû être mises en place depuis longtemps », a-t-il souligné.

Contrer l’exode

De passage dans les Cantons-de-l’Est en fin de journée, le chef caquiste s’est arrêté à Cowansville pour visiter la Maison Gilles-Carle. 

Il a été accueilli par les employés et bénévoles de l’établissement ainsi que par la présidente et fondatrice de la fondation du même nom, Chloé Sainte-Marie. 

Si l’établissement de Cowansville est actuellement le seul du genre au Québec, François Legault s’engage à créer 20 nouveaux centres de ce type.

« Ce que j’aime dans leur mission, c’est l’idée de donner un répit aux proches aidants, parce qu’on parle souvent des personnes malades ou handicapées qui ont besoin d’aide, mais les proches aidants ont aussi besoin d’aide, d’avoir un peu de répit pour de prendre une petite vacance, aller au cinéma, etc. », explique M. Legault en entrevue avec La Voix de l’Est. 

« Dans une région comme Brome-Missisquoi qui compte plusieurs petites municipalités où il n’y a pas beaucoup de services, c’est une façon de contrer l’exode. Si les gens peuvent avoir les ressources, ils vont rester à la maison. Ça permet aussi d’économiser énormément d’argent et d’augmenter la qualité de vie », ajoute Isabelle Charest, candidate de la CAQ dans la circonscription.

« Ça tombe exactement dans mes cordes et c’est ce que je veux pour Brome-Missisquoi », ajoute-t-elle.  

Concrètement, les propositions de la CAQ permettraient de doubler les plages horaires de services offerts par la Maison Gilles-Carle de Cowansville.

« Présentement, on offre 80 heures de services, du jeudi au dimanche, mais avec [ce qui est proposé] ça serait possible de faire du 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, pour une période allant jusqu’à deux semaines. L’argent supplémentaire irait strictement en salaires. J’ai plusieurs personnes à temps partiel qui pourraient travailler à temps plein », explique la directrice générale de l’établissement, Christelle Bogosta. 

Dans le plan élaboré par la CAQ en collaboration avec la Fondation de la Maison Gilles-Carle, les nouveaux établissements pourraient accueillir de 8 à 12 patients simultanément, soit le double du nombre de ceux reçus à Cowansville initialement. 

François Legault laisse entendre qu’il pourrait soutenir un plan d’agrandissement de la maison du boulevard J.-André-Deragon, qui fonctionne déjà à pleine capacité.

« Il y a de la place sur le terrain à côté pour agrandir, il y aurait possibilité de l’amener aux standards des autres maisons », laisse planer celui qui mène actuellement dans les sondages. 

Le chef de la CAQ avance que les futurs établissements pourront garder le nom du défunt cinéaste. 

L’an dernier, la Maison Gilles-Carle de Cowansville a permis de donner un répit à 70 proches aidants en prenant soin de 37 patients, soit 14 000 heures de services rendus. 

— Avec La Presse canadienne

UNE QUATRIÈME VISITE

Il s’agissait d’une quatrième visite dans la circonscription de Brome-Missisquoi pour le chef caquiste depuis l’officialisation de la candidature d’Isabelle Charest, en juin dernier.

À chaque fois, le chef de la Coalition avenir Québec ne laisse que peu d’espace à sa candidate locale, qu’il a décrite comme une « bonne communicatrice ».

François Legault se défend toutefois de ne pas faire confiance à sa candidate.

« Je viens l’appuyer parce que je tiens à l’avoir à Québec. On travaille ensemble pour présenter des mesures comme aujourd’hui, que ce soit en santé ou en éducation ». 

La principale intéressée rappelle qu’elle n’a pas la même expérience politique que son camarade François Bonnardel et qu’elle a passé beaucoup de temps à écouter les demandes des principaux acteurs de son comté.

« Ne vous inquiétez pas, mes annonces s’en viennent », avertit-elle.