Le député de Shefford, Pierre Breton, a annoncé lundi une subvention qui permettra au Passant de conserver ses dix lits au moins jusqu’en mars 2019. L’élu est ici entouré de Nicolas Luppens, coordonnateur du GASP, et de Steve Bouthillier, directeur général de la maison d’hébergement.

Maintien des services chez Le Passant

Le Passant pourra maintenir pendant encore près d’un an la dizaine de lits qu’il avait récupéré l’an dernier grâce à une aide financière du gouvernement du Canada. Le député fédéral de Shefford, Pierre Breton, a annoncé lundi une subvention supplémentaire de 103 130 $ qui permettra de conserver le service au moins jusqu’en mars 2019.

Rappelons que l’organisme avait été contraint de sacrifier dix lits à la suite de compressions, sous le gouvernement précédent, en 2016. Ce faisant, l’offre d’hébergement du Passant était passée de 28 à 18 places. En février 2017, une enveloppe de 112 572 $ couvrant une période de 16 mois a permis la réouverture de la dizaine de lits.

Cette aide a été reconduite, lundi, toujours dans le cadre de la Stratégie de partenariat pour la lutte contre l’itinérance.

La somme octroyée permettra notamment l’embauche de deux intervenants à temps plein, portant à environ une centaine le nombre d’heures supplémentaires de service offert chaque semaine. « Il faut être capables d’offrir la sécurité et l’encadrement aux gens qui se trouveront dans ces lits », précise le directeur général de la maison d’hébergement, Steve Bouthillier.

Ainsi, au terme de ce partenariat financier, près de 750 hommes en situation d’itinérance ou en voie de l’être auront bénéficié des services de l’organisme de la rue Horner. « Pour nous, cette somme nous permet de pérenniser nos services. C’est répondre à la demande de dix personnes supplémentaires, jour après jour, de les accompagner dans leur démarche de réinsertion sociale », ajoute M. Bouthillier.

Le Groupe Actions Solutions Pauvreté (GASP) de la Haute-Yamaska a salué ce coup de pouce financier du gouvernement par la voix de son coordonnateur, Nicolas Luppens. « En lutte à la pauvreté et à l’itinérance, les besoins sont toujours très importants. Mais cette annonce permettra à une ressource indispensable sur notre territoire de rejoindre plus de gens », a-t-il affirmé, rappelant qu’au moment de la fermeture des lits, il y a deux ans, le milieu communautaire s’était mobilisé pour accuser ce « coup dur ».