« Si on est pour perdre des dizaines d’emplois et perdre le journal, est-ce qu’il faut rester les bras croisés ? Je crois qu’il faut regarder les dernières options qui s’offrent à nous», a affirmé le maire de Granby, Pascal Bonin.

Maintien des activités de La Voix de l'Est: le maire Bonin ouvert à toutes les options

Pour le maire de Granby, Pascal Bonin, il est impensable que La Voix de l’Est ferme ses portes, car l’impact serait trop important sur la démocratie et sur la communauté des affaires de la région. Si le privé ne se présente pas comme solution, il a évoqué la création d’un OSBL par la Ville pour racheter le quotidien.

« En bout de piste, si on se dirige vers la fermeture, et qu’il n’y a plus d’autres options, peut-être que le conseil pourrait se pencher sur la création d’un OSBL et le rachat de La Voix de l’Est, a affirmé le maire Bonin. La première option demeure toujours un rachat par un homme d’affaires de la région. »

La question a été brièvement soulevée auprès du conseil municipal lundi.

« Si on est pour perdre des dizaines d’emplois et perdre le journal, est-ce qu’il faut rester les bras croisés ? Je crois qu’il faut regarder les dernières options qui s’offrent à nous. »

M. Bonin ajoute que ce n’est pas ce qui est souhaité et que cela soulèverait certainement un questionnement éthique sur la séparation entre le pouvoir politique et le travail des journalistes.

« C’est sûr que ce n’est pas le monde idéal», a-t-il reconnu.

La population pourrait être sceptique, ajoute-t-il, malgré la mise en place de toutes les mesures nécessaires pour assurer que la Ville n’ait pas d’influence sur le travail journalistique.

« Ça ne passerait pas comme une lettre à la poste.»

« Mais ce serait une lourde perte. Peu importe le coût d’achat de La Voix de l’Est, ça ne sera jamais équivalent à la perte économique que subirait la région dans les [années subséquentes] », avance-t-il.

Pascal Bonin souligne d’ailleurs que le processus ne serait pas simple et qu’il n’a pas reçu l’accord des instances municipales à ce stade-ci.

« Il vaut mieux avoir un maire qui commence déjà à réfléchir avec son conseil aux alternatives», a-t-il toutefois plaidé.