Un tricothon aquatique s’est déroulé vendredi à la résidence pour aînés Sélection­ de Granby.

Maille et maillot

Tricoter dans la piscine. L’idée peut sembler saugrenue, mais un tricothon aquatique s’est tout de même déroulé à la résidence pour aînés Sélection de Granby. La résidente Micheline Breault a eu cette idée en voyant une vidéo sur le web et l’événement est passé à deux cheveux d’être inscrit dans le livre des records Guinness.

« Dans ma carrière de 28 ans d’animateur, je n’ai jamais vu un événement comme ça, l’idée ne me serait pas venue à l’esprit », avoue le responsable des activités à la résidence pour aînés, Jean Provencher.

Celui-ci a donné un coup de pouce à l’organisation et à la coordination de l’événement, mais vendredi, la chef d’orchestre était véritablement Micheline Breault. Une résidente dynamique qui a investi énormément d’énergie et de temps pour rendre possible son projet.

« Mme Breault a vu une vidéo passer sur le web où ça se faisait aux États-Unis, elle m’a approché en me disant qu’elle avait un projet un peu fou et j’ai tout de suite embarqué ! » raconte Jean Provencher.

Les pieds dans l’eau
À force d’en parler, Mme Breault a réussi à convaincre une vingtaine de participantes de tenter l’exercice. Elle a mobilisé une bonne partie du club de tricot de la résidence, mais également d’autres voisins moins passionnés par ce passe-temps qui ont tout de même souhaité tenter le coup.

C’était le cas de Claude qui avoue ne pas être en temps un normal une grande amatrice de pelotes de laine.

« J’ai assez tricoté dans ma vie, maintenant je fais autre chose. Je suis venue aujourd’hui pour faire partie du groupe, c’est sympathique comme événement », lance-t-elle entre deux mailles.

La plupart des participantes se sont confortablement installées sur les bords de la piscine, les pieds à quelques centimètres de l’eau, mais quelques courageuses ont sans hésitation sauté dans la piscine pour y tricoter tout bonnement.

Et comme laine et eau ne font pas toujours bon ménage, certaines se sont vu dans l’obligation de tenir leur pelote de laine avec leurs dents, donnant lieu à des scènes plutôt cocasses.

Record Guinness
L’événement original restera certainement inscrit dans la mémoire des tricoteuses, mais il s’en est fallu de peu pour que le tricothon s’inscrive dans les annales du livre des records Guiness.

« Lorsque Mme Breault m’a parlé de son projet, j’ai eu l’idée de vérifier du côté des records Guinness pour voir si ça avait déjà été fait, explique Jean Provencher. Je suis allé voir sur leur site internet et effectivement, il n’y avait rien qui avait déjà été fait. »

L’animateur de la résidence s’est toutefois buté à de multiples conditions à respecter et à une masse de documents à noircir, rendant l’homologation impossible dans de si courts délais. Il espère toutefois répéter l’expérience l’an prochain et l’homologuer auprès de l’institut des records.

L’organisatrice n’est toutefois pas sûre de faire un nouveau tricothon l’an prochain.

« Je ne sais pas si je serai encore ici l’année prochaine, je ne sais même pas si je serai encore vivante ! », lance-t-elle mi-figue mi-raisin.

En attendant, elle semblait avoir beaucoup de plaisir à donner un coup de pouce à ses camarades de tricot sur les bords de la piscine.