Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
La nouvelle de la leucémie de Maeva est tombée le jeudi 29 avril, après des semaines de tests.
La nouvelle de la leucémie de Maeva est tombée le jeudi 29 avril, après des semaines de tests.

Maeva, petite guerrière

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Article réservé aux abonnés
À sept mois de vie, Maeva Asselin est déjà passée par toute une gamme d’épreuves. Née avec la trisomie 21, des retards de croissance et des problèmes cardiaques, voilà qu’une leucémie myéloïde aiguë s’ajoute, pour laquelle elle devra passer les six prochains mois à l’Hôpital Sainte-Justine. Une épreuve de plus en ce contexte pandémique, où le soutien de l’entourage est primordial, mais limité.

Enceinte d’un deuxième enfant, la mère de Maeva, Noémie Levesque Faquette, doit se reposer. Mais elle devra aussi assurer une présence constante auprès de sa fille à l’hôpital, pour le début de ses traitements à Montréal le lundi 3 mai, pour une durée de six mois. Parce que la visite de ses proches n’est pas permise auprès du bébé, en raison des mesures sanitaires.

«On devra être avec elle 24h sur 24h, on ne peut pas la laisser longtemps seule, elle est à un âge où elle a vraiment besoin de ses parents», indique Noémie, qui est aujourd’hui séparée du père de l’enfant.

«Toujours souriante»

La nouvelle de la leucémie myéloïde aiguë (LMA) de Maeva, un cancer du sang et de la moelle osseuse, est tombée le jeudi 29 avril, après des semaines de tests. «J’avais remarqué des petits boutons et une grande fatigue chez elle. On m’a dit que c’était une infection virale, mais on dirait que je savais au fond de moi que c’était plus que ça.» Son nombre de plaquettes n’a pas cessé de descendre, et quelques analyses, dont un prélèvement de moelle osseuse - une intervention très douloureuse - ont malheureusement confirmé le diagnostique.

«Je trouve que c’est beaucoup à subir pour un bébé, dit Noémie, résidente de Sainte-Sabine. Mais Maeva est toujours souriante, même quand elle s’est réveillée de son intervention de moelle osseuse, elle souriait, riait avec l’infirmière. Quand on la pique, elle ne dit jamais un mot. Elle est tellement gentille. Elle donne de l’amour à tout le monde malgré ce qu’elle vit.»

Maeva Asselin, âgée de sept mois et demi, est atteinte d’une leucémie myéloïde aiguë, mais «elle sourit toujours», dit sa mère.

Dès l’annonce de sa leucémie, le père de Maeva, Jérémie Asselin, a fait le chemin de la Colombie-Britannique, où il travaille, jusqu’à l’Hôpital Sainte-Justine, pour venir soutenir sa fille. «Il a dû quitter son emploi, il se retrouve sans revenu, mais il a encore des dépenses, des factures à payer.»

Nombreux frais à couvrir

Noémie, son nouveau conjoint et Jérémie devront assumer les frais pour se déplacer, se loger, se nourrir et se stationner afin d’être près de Maeva, qui commence ses traitements de chimiothérapie lundi. De plus, les visites chez l’ergothérapeute et la physiothérapeute, qui l’aidait à progresser sur ses retards de développements, devront être repoussées. Ce sont d’autres frais à prévoir, plus tard.

Noémie et Jérémie ont ainsi décidé de lancer une campagne GoFundMe, pour les aider à travers cette épreuve. Déjà 5825 $ avaient été amassés, dimanche. 

Ils pourront heureusement bénéficier d’une chambre à moindre coût au Manoir Ronald McDonald, mais les autres dépenses, entre autres la location d’équipements cardiaques pour leur fille, ne seront pas couvertes.

Maeva et sa mère, Noémie Levesque Faquette.

Lors de l’entrevue avec La Voix de l’Est, dimanche, Noémie n’avait pas eu de réponse de la part de Leucan, qui offre du soutien aux familles avec un enfant atteint de cancer.

Noémie trouve difficile de ne pas pouvoir compter sur la présence de ses parents en ce temps de pandémie, qui l’appuient toutefois du mieux qu’ils peuvent. C’est un «grand stress» pour elle et Jérémie, qui ne pourront être présents qu’à tour de rôle avec Maeva à l’hôpital.

«Elle est tellement courageuse, affirme Noémie. Elle a vécu beaucoup de choses difficiles, mais elle est vraiment forte. On essaie de rester forts nous aussi, mais c’est difficile. Voir son sourire et sa bonne humeur nous aide énormémement. C’est notre rayon de soleil.»

D’ici six mois, Noémie aura accouché du frère ou de la soeur de Maeva, qu’elle qualifie «d’amour de [sa] vie».