Près de 110 lutteurs ont pris part dimanche à la compétition organisée à l’école secondaire Paul-Germain-Ostiguy, à Saint-Césaire, qui était l’hôte du Championnat provincial de lutte olympique 2020.

Lutteur, un mode de vie

Onze lutteurs du club des Patriotes de Saint-Césaire ont gagné leur place pour le Championnat national de lutte qui aura lieu à Edmonton du 3 au 5 avril prochain, grâce à leur victoire au provincial, le dimanche 23 février.

Près de 110 lutteurs ont pris part à la compétition organisée à l’école secondaire Paul-Germain-Ostiguy, à Saint-Césaire, qui était l’hôte du Championnat provincial de lutte olympique 2020. Elle accueille le tournoi provincial depuis 1996.

L’entraîneur-chef du club des Patriotes, Dominique Choquette, est sûr que plusieurs de ses athlètes reviendront de l’Alberta avec une médaille à leur cou.

Sept lutteurs sur les onze qualifiés n’en sont pas à leur première expérience à ce niveau. En 2019, Camille Dubuc (argent, 2e année cadette), Yann Heymug (bronze, 2e année cadet), Émile Forgues (bronze, 1re année cadet) et Mathis Rainville (or, 2e année cadet) étaient montés sur le podium. Isaac Lacasse, Nathan Germain et Olivier Paré se sont qualifiés de nouveau cette année. Ce sera une première expérience pour quatre autres lutteurs de niveau cadet : Nèva Piché, Maïka Desrochers, Nathan Rainville et Jacob Jutras.

Lors de la dernière saison, Les Patriotes ont terminé au troisième rang au niveau national chez les garçons âgés de 15 et 16 ans (cadet).

Certains athlètes qui s’envoleront pour Edmonton en avril prochain auront la chance de se tailler une place dans la sélection pour le Cadet international. Celui qui remporte cette qualification peut ensuite prendre part aux championnats panaméricains et aux championnats du monde.

« J’ai quelques athlètes qui tenteront leur chance et feront les essais à ce niveau-là », indique l’entraîneur.

Un sport méconnu

« On remarque une certaine baisse de la participation dans les écoles cette année, mais la qualité des athlètes est au rendez-vous », rapporte Dominique Choquette.

Jacob Jutras (14 ans) et Mathis Rainville (17 ans) ont gagné leur place pour le Championnat national, qui aura lieu à Edmonton du 3 au 5 avril 2020.

Chaque lutteur du club des Patriotes est considéré comme un athlète par l’entraîneur, qui ne ménage pas ses efforts pour que ses protégés s’améliorent. Ses lutteurs le lui rendent bien. « On ne veut pas lui faire perdre son temps, il prend vraiment soin de nous tous, comme une famille », a déclaré Jacob Jutras, un lutteur de 14 ans qui en est présentement à sa quatrième année de lutte.

Le père de Jacob a lui aussi appris ce sport sous les conseils de Dominique Choquette.

Jacob Jutras appelle les gens à faire la différence entre la lutte spectacle et la lutte olympique. « Ce sont deux univers complètement différents », plaide-t-il.

La lutte olympique est un des sports les plus complets et difficiles à pratiquer, plaide Dominique Champagne. La technique, la force physique, l’habileté, la vitesse et la préparation mentale sont tous des ingrédients essentiels au succès des lutteurs.

La lutte olympique met de l’avant des valeurs de respect, d’esprit d’équipe et de discipline.

« C’est beaucoup de discipline, c’est un apprentissage qui sert à l’école ou dans un travail plus tard », explique Jacob, qui se dit plus concentré dans ses devoirs après un entraînement.

Mathis Rainville a été couronné champion canadien U17 l’année dernière et ses résultats lui ont valu d’obtenir la bourse George Saint-Pierre d’une valeur de 2000 $. Cette bourse lui donne un coup de pouce dans ses études et dans son sport, puisque c’est difficile de trouver un emploi qui concorde avec son emploi du temps chargé.

« J’ai fait ma première compétition à l’âge de quatre ans, mais à six mois j’étais sur un tapis de lutte », raconte Mathis, donc le père, Carl Rainville, fait partie de l’équipe d’entraîneurs des Patriotes.

Mathis a les yeux rivés sur son objectif. « Je mets tous les efforts pour gagner les nationaux une deuxième fois », assure-t-il.