L’usine bedfordoise de Graymont fait partie des 25 entreprises québécoises émettant le plus de gaz à effet de serre, selon une compilation faite par le quotidien Le Devoir à partir de données publiées par le ministère de l’Environnement­ pour l’année 2016.

L’usine de Graymont, 20e plus grand émetteur de GES au Québec

L’usine de Graymont à Bedford fait partie des 25 entreprises québécoises émettant le plus de gaz à effet de serre (GES), selon une compilation faite par le quotidien Le Devoir à partir de données publiées récemment par le ministère de l’Environnement pour l’année 2016. Avec une production évaluée à 488 522 tonnes de CO2, les installations locales figurent au 20e rang de ce classement provincial.

« Ce n’est pas une grande nouvelle pour nous. On sait déjà qu’on fait partie des grands émetteurs au Québec. D’ailleurs, on participe activement au système de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre. Depuis de nombreuses années, on achète des crédits-carbone », a commenté Vincent Cloutier, directeur santé, sécurité et environnement pour l’Est du Canada chez Graymont.

« On travaille en étroite collaboration avec le ministère de l’Environnement pour atteindre les cibles qui ont été fixées. C’est un défi immense. »

Selon le site officiel de Graymont, l’usine de Bedford « a une capacité de production annuelle de plus de 400 000 tonnes de chaux vive avec une capacité d’entreposage de plus de 8000 tonnes ». Ses produits sont transportés par camion ou par train.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, M. Cloutier affirme que la chaux fait partie de la solution au plan environnemental. « Les principales grandes industries utilisent la chaux dans leurs procédés, entre autres pour faire la captation du CO2. [...] Le bilan environnemental de la chaux n’est pas neutre, mais il est nettement moins sévère que ce qu’on pourrait croire », a-t-il fait valoir.

Vincent Cloutier souligne aussi que Graymont s’efforce d’utiliser autant que possible le gaz naturel, un combustible moins polluant que le charbon.

Ailleurs dans la région

Six autres entreprises et organisations de la région figurent sur la carte des grands émetteurs industriels de GES publiée par Le Devoir, dont la Régie intermunicipale d’élimination des déchets solides de Brome-Missisquoi (95 449 tonnes de CO2), l’usine de Teledyne DALSA à Bromont (240 007 tonnes) et celle d’Agropur à Granby (22 568 tonnes).

On y retrouve également le site d’enfouissement Roland Thibault inc. (19 610 tonnes), situé à Sainte-Cécile-de-Milton et opéré par l’entreprise Matrec. Du côté de Marieville, l’usine de Sivaco et Ifastgroupe produisent respectivement 16 916 et 15 231 tonnes de CO2.

La raffinerie Jean-Gaulin d’Énergie Valero (1 328 019 tonnes), située à Lévis, hérite par ailleurs du titre peu enviable du plus grand émetteur de GES au Québec.

À l’échelle provinciale, la production globale de GES est passée de 78,4 mégatonnes (millions de tonnes) en 2014 à 78,55 mégatonnes en 2015, puis 78,56 mégatonnes en 2016.