De gauche à droite : Diane Lavoie, préfet de la MRC de La Vallée-du-Richelieu et mairesse de Beloeil, Martin Damphousse, président de la SÉMECS et maire de Varennes, Suzanne Roy préfet de la MRC de Marguerite-D’Youville et mairesse de Sainte-Julie, Sylvie Parent, mairesse de Longueuil et Denis Paquin, préfet suppléant de la MRC de Rouville et maire de Sainte-Angèle-de-Monnoir.
De gauche à droite : Diane Lavoie, préfet de la MRC de La Vallée-du-Richelieu et mairesse de Beloeil, Martin Damphousse, président de la SÉMECS et maire de Varennes, Suzanne Roy préfet de la MRC de Marguerite-D’Youville et mairesse de Sainte-Julie, Sylvie Parent, mairesse de Longueuil et Denis Paquin, préfet suppléant de la MRC de Rouville et maire de Sainte-Angèle-de-Monnoir.

L’usine de biométhanisation de la SÉMECS sera agrandie

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Des travaux d’agrandissement du centre de biométhanisation de la Société d’Économie Mixte de l’Est de la Couronne Sud (SÉMECS), dont la MRC de Rouville est actionnaire, débuteront sous peu afin de permettre la revalorisation des matières organiques de l’agglomération de Longueuil, ce qui permettra de tripler la capacité de traitement de l’infrastructure.

Une entente d’une durée de 40 ans en ce sens avait été avalisée en février 2019. Contrairement aux trois MRC membres de la SÉMECS, l’agglomération de Longueuil ne possédera pas de parts dans l’infrastructure : elle en sera plutôt cliente.

Par ailleurs, il avait été envisagé de construire une usine de biométhanisation pour desservir ses quelque 430 000 citoyens, mais il a finalement été jugé plus judicieux et avantageux de financer l’agrandissement de l’installation située à Varennes.

«Plutôt que de partir de zéro, nous avons opté pour la solution la plus bénéfique pour Longueuil, soit d’utiliser et de bonifier des équipements existants qui ont fait leurs preuves. Cette entente sans précédent d’une durée de 40 ans offre tous les avantages d’une entreprise publique, avec les bénéfices d’une expertise privée, en plus de générer des économies importantes pour nos citoyens», a pour sa part affirmé la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent.

Les travaux, qui représentent un investissement de 71 millions de dollars avant taxes, dont 30 millions de la part de la SÉMECS — composée des MRC de Marguerite-d’Youville, de Rouville et de La Vallée-du-Richelieu, ainsi que du partenaire privé Biogaz EG — et 41 millions de l’agglomération de Longueuil, devraient débuter sous peu pour se terminer au courant de l’année 2023.

On prévoit la construction de trois nouveaux digesteurs et d’équipements pour traiter l’air, l’eau, le biogaz et le digestat. Les bureaux administratifs seront pour leur part agrandis et une nouvelle aire de réception des matières organiques dotée d’une fosse sera aménagée.

Capacité triplée

On estime qu’à terme, l’usine de biométhanisation pourra traiter trois fois plus de matière organique annuellement, passant de 35 000 tonnes à 120 000 tonnes. Ce faisant, l’équivalent des émissions de gaz à effet de serre de 5500 voitures à essence ne sera plus rejeté dans l’air.

Sans l’ajout des matières longueuilloises, la SÉMECS espérait transformer annuellement 50 000 tonnes de matière organique — l’équivalent de 20 piscines olympiques — d’ici 20 ans.

L’usine de la SÉMECS, avec sa capacité de traitement annuelle actuelle, était déjà la deuxième en importance dans la province après celle qui desservira éventuellement l’agglomération de Québec et où seront transformées 182 600 tonnes métriques de matière chaque année.

En ajoutant les municipalités de l’agglomération, qui regroupe Boucherville, Brossard, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville et Saint-Lambert, à ceux qui sont actuellement desservis, l’usine traitera les matières organiques de plus de 650 000 personnes, commerces et institutions en Montérégie.

«L’entreprise est maintenant un véritable modèle à l’échelle du Québec quant au traitement et à la valorisation des matières organiques. Nous sommes fiers d’avoir développé une expertise qui a fait ses preuves et qui peut profiter à de nombreuses collectivités, dont l’agglomération de Longueuil. Aujourd’hui, la mise en oeuvre du chantier pour augmenter la capacité de traitement constitue en quelque sorte une assise pour le futur. Nous pouvons dire haut et fort que pour ce projet, nous y avons mis toute notre énergie!», a fait savoir Martin Damphousse, président de la SÉMECS.

Annoncée en octobre 2010, l’usine, construite sur les terrains du partenaire privé Biogaz EG, devait initialement être inaugurée avant la fin 2013, avec une pleine opération prévue en janvier 2015. Plusieurs reports, dus à la complexité du projet et à l’attente de financement, ont repoussé cette date. La construction s’est amorcée à la toute fin de 2016 et les opérations du centre de biométhanisation ont débuté au début de 2018.