Le statu quo quant au programme actuel de crédit de la taxe foncière agricole ferait doubler les taxes nettes du secteur agricole pour atteindre 121,3 millions de dollars d’ici deux ans. Pour les agriculteurs, cela pourrait représenter de 10 à 25 % de leur revenu net, allègue l’UPA Montérégie.

L’UPA Montérégie réclame une refonte

Considérant qu’il y a urgence d’agir, la fédération de l’UPA de la Montérégie souhaite que le prochain gouvernement du Québec modifie les règles de fiscalité foncière agricole afin de soulager ses membres de l’important fardeau fiscal qui les accable, et ce, dès le début de son mandat.

Le syndicat de producteurs agricoles réclame notamment le retrait du plafond sur l’augmentation budgétaire du Programme de crédit de la taxe foncière agricole (PCTFA), l’introduction d’un seuil maximum de la valeur imposable et du taux d’imposition des terres agricoles et des boisés privés de même que l’obligation pour les municipalités de créer un taux de taxation foncière distinct pour les propriétés agricoles.

« Ces dernières années, la hausse de la valeur des terres a été beaucoup plus importante que l’augmentation des budgets alloués au programme. Ceux-ci ne sont plus en mesure d’assurer l’équité en matière de taxation et le système d’évaluation sur lequel ils s’appuient menace la viabilité des fermes et des entreprises forestières. Nous demandons aux différents partis de s’engager à revoir le programme de crédit de taxes foncières agricoles », a fait savoir Christian St-Jacques, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie, dans un communiqué.

La part des taxes foncières agricoles payée par les producteurs est passée de 25 % (35,7 M$) en 2007, à 30 % (62 M$) en 2016, rappelle l’organisation.

Le statu quo quant au programme actuel de crédit de la taxe foncière agricole ferait doubler les taxes nettes du secteur agricole pour atteindre 121,3 millions de dollars d’ici deux ans. Pour les agriculteurs, cela pourrait représenter de 10 à 25 % de leur revenu net, allègue l’UPA Montérégie.

L’organisation souhaite également sensibiliser les élus à la protection des ressources naturelles dans un contexte de préservation de l’agriculture, aux investissements à réaliser dans cette industrie, à une aide financière pour encourager la relève à acquérir des terres agricoles, et aux impacts d’une hausse accélérée du salaire minimum sur la capacité des producteurs à rémunérer la main-d’œuvre.