Le Granbyen Luc Perron a démissionné publiquement du groupe de travail consultatif sur le projet de réaménagement du centre-ville.

Luc Perron claque la porte du groupe de travail sur le réaménagement du centre-ville

Membre du groupe de travail consultatif sur le projet de réaménagement du centre-ville, le Granbyen Luc Perron a remis sa démission avec fracas. Il n'a pas apprécié ne pas avoir été informé des démarches effectuées pour doter la Ville d'une nouvelle image de marque.
Et ce, même si la conseillère municipale et présidente de Commerce et tourisme Granby et région, Julie Bourdon, a précisé que ces projets ont chacun été menés par des comités distincts. 
« Comme membre de ce comité-là (centre-ville), ce que j'apprends, c'est qu'il y a un travail parallèle qui se fait. (...) Au niveau du groupe, on n'est pas arrivés à une finalité. Ce que je trouve terrible, c'est qu'on a un groupe de travail, on a des gens qui ont une tête sur les épaules, qui peuvent suggérer des idées. On apprend par les journalistes qu'il y a des sculptures qui vont se faire », a laissé tomber M. Perron lors de la séance du conseil lundi, en ponctuant son intervention de plusieurs flèches à l'endroit du maire et du projet annoncé récemment afin de revoir le branding de la Ville. 
Un budget de 155 000 $ sera accordé cette année pour animer la Ville, notamment avec l'ajout de structures permanentes qui évoqueront les attraits de Granby, dont le Zoo.
« Je ne veux plus faire partie d'un comité où les décisions sont prises ailleurs », a lancé Luc Perron. 
Deux comités
« On vous l'a expliqué, le comité centre-ville se penche sur les questions de végétalisation, de stationnement, de places publiques », a précisé Julie Bourdon. Bref, de tout ce qui a été évoqué lors des consultations publiques sur ce projet, prévu sur plusieurs années. 
Selon Mme Bourdon, la révision de l'image de marque, elle, a été étudiée par le comité de planification stratégique de la Ville, qui a inclus des hauts fonctionnaires, des élus, des représentants du Zoo et du Festival international de la chanson.
Ces explications n'ont toutefois pas convaincu M. Perron. Il a terminé son intervention en évoquant une « hypothèse » qui circulerait « sous la couverte », à l'effet que la piste cyclable serait prolongée au centre-ville rue Principale, entre l'église St-George et la rue St-Hubert. « Ça ne va être que de l'asphalte, du béton, sans végétation. (...) J'espère que ça ne se fera pas », a-t-il lancé.
Le maire Pascal Bonin n'a pas du tout apprécié. « En voyant quelqu'un qui travaille sur un comité et qui agit comme vous le faites, la seule chose intelligente que je peux vous dire, c'est que j'accepte votre démission avec grand plaisir », a-t-il rétorqué. Luc Perron a tenté de réagir en parlant de « comité fantoche », mais Pascal Bonin a coupé court au débat. 
Au terme de la séance, le maire s'est fait tranchant. « C'est inadmissible ce qu'il a fait. Il mine le travail de personnes qui s'impliquent dans ce dossier-là. Il mine le centre-ville. (...) Je souhaiterais que M. Perron ait la décence de s'excuser aux autres membres du comité, qui donnent de leur temps. Il est allé beaucoup trop loin », a-t-il dit.