Luc Lapointe, un homme d’affaires très impliqué dans la communauté de Granby, s’est éteint à l’âge de 82 ans, le 1er juin.
Luc Lapointe, un homme d’affaires très impliqué dans la communauté de Granby, s’est éteint à l’âge de 82 ans, le 1er juin.

Luc Lapointe s’éteint à l’âge de 82 ans

«Un homme affable», «facile d’approche», «bon», ne sont que quelques mots prononcés par l’ancien maire de Granby, Richard Goulet, pour décrire Luc Lapointe, ex-propriétaire de Nettoyeur Shefford qui fut très impliqué dans sa communauté et qui est décédé le 1er juin dernier.

«On est très peiné d’apprendre son départ», indique Lucie Wiseman, directrice générale de La Maison au Diapason, dont Luc Lapointe a grandement contribué à sa construction. «Il est considéré comme un ambassadeur pour nous».

Luc Lapointe s’est éteint dans la nuit du 1er juin, à l’âge de 82 ans, à la Maison Courville de Waterloo, des suites de la maladie d’Alzheimer.

«Avant de commencer à être malade, mon père adorait faire du bateau. Et jouer au golf. Il a participé à beaucoup d’événements pour aider la communauté. C’était un homme juste, apprécié de son personnel, et compatissant», souligne sa fille, Christiane Lapointe, propriétaire de l’entreprise Christiane Lapointe Designer.

Grand homme d’affaires de Granby, il a possédé la buanderie Nettoyeur Shefford pendant 45 ans, la plus grande entreprise de nettoyage de la région, qui fut créée en 1933 par ses parents, Armand et Valeda Lapointe.

En 2017, Nettoyeur Shefford est passée dans les mains de Cintas Corporation, qui en a racheté les actifs. L’usine granbyenne de l’entreprise Cintas, située sur la rue Saint-Hubert, a finalement cessé ses activités en janvier dernier.

Luc Lapointe a été président de la Fondation du maire créée en 2006. De gauche à droite: Richard Goulet, ancien maire de Granby, Catherine Marquis, ancienne présidente de la Fondation Je pars du bon pied et Luc Lapointe.

Fondation du maire

Luc Lapointe s’est impliqué dans de nombreuses causes, fondations et organismes, notamment le centre hospitalier de Granby, la Fondation du maire, le complexe Artopex, le Club optimiste, la Chambre de commerce, la réfection d’une église et la Maison au Diapason, pour ne nommer que ceux-là.

«Quand je lui ai demandé de présider la Fondation du maire, il a tout de suite accepté. Grâce à lui, on a pu aider beaucoup d’enfants dans le besoin», mentionne Richard Goulet, ancien maire de Granby, qui a connu M. Lapointe alors qu’il était président de la société zoologique de Granby.

La Fondation du maire, qui a aujourd’hui changé de nom pour la Fondation Je pars du bon pied, aide les enfants de milieux défavorisés à bien se chausser et à s’équiper en matériel adéquat, que ce soit en bottes d’hiver, en manteau, etc.

Luc Lapointe a ainsi contribué à sa fondation en 2006 en y injectant beaucoup d’heures et en la présidant pendant quatre ans, un geste qu’apprécie et souligne M. Goulet. «C’était un homme d’affaires aguéri, un bon connaisseur qui avait à coeur les intérêts du Zoo et de sa communauté. Je lui souhaite d’être en paix aujourd’hui.»

«Un homme généreux»

Lucie Wiseman se souvient à quel point Luc Lapointe était un homme généreux. «Il trouvait que la Maison au diapason n’était pas assez connue à Granby. Il a participé au comité de financement et a lui-même fait des dons avec son groupe d’hommes d’affaires pour aider à la construction de la maison. C’était un homme bien, un grand aidant, un facilitateur. Il croyait beaucoup aux soins palliatifs», laisse entendre Mme Wiseman, qui tient à présenter ses condoléances à sa famille.

En raison des complications de la COVID-19, la famille de Luc Lapointe tiendra une cérémonie funéraire privée, «un privilège de faire ça en famille» pour Christiane Lapointe, et souhaite, dans un avenir rapproché, et si les conditions le permettent, tenir des funérailles publiques, qui permettraient aux gens de la communauté qui l’ont connu de lui rendre un dernier hommage.

«Il a eu des soins plus que remarquables, dit Mme Lapointe, qui tient à faire valoir le travail du personnel de la Maison Courville. On ne peut pas être plus heureux de la façon dont les gens l’ont soigné, là-bas.»