Luc Gingras, Yves Bélanger et Ryan Baxter

Luc Gingras chante la vie

Le « chanteur-compositeur-parolier » Luc Gingras souhaite partager ce qui lui sert de thérapie, la musique, avec ceux qui en ont le plus besoin: les personnes dont la santé mentale ne tient plus qu’à un fil.

Le natif de Cowansville a ainsi pris l’initiative d’un spectacle au profit du Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska (CPSHY), qui aura lieu le dimanche 3 mars, à 19 h, au Palace de Granby.

Les personnes présentes au point de presse en ont eu un avant-goût, jeudi après-midi, l’artiste jouant et chantant deux de ses tounes, en compagnie du guitariste Ryan Baxter. « On est choyés d’avoir des gens comme Luc qui croient à notre cause », a souligné d’entrée de jeu Yves Bélanger, président du CPSHY.

Et comment! En quelques jours seulement, il a réussi à convaincre 16 commanditaires de parrainer l’événement, ce qui paie toute la logistique du spectacle.

Amener de la lumière

Le chanteur, dont une tante et un ami proche se sont suicidés, a pensé naturellement au CPSHY quand est venu le temps de s’associer à une cause. « Je suis content que mon art amène de la lumière, dit-il. C’est important de donner la vie, mais aussi de rester en vie. »

Il se produira en compagnie de cinq musiciens membres de son groupe Plus qu’un son, dont sa fille Hadassah à la voix. Le spectacle sera ponctué d’un entracte pendant lequel le chapeau sera passé pour recueillir des dons.

« L’entrée est gratuite, mais la sortie est payante », dit Luc Gingras, dans un rire, alors qu’il profitera de l’événement pour lancer son 22e album intitulé Comme le jour et la nuit.

Cent cinquante billets sont encore disponibles gratuitement, à la billetterie du Palace, ou sur le site Web lucgingras.com. « Si vous connaissez quelqu’un qui souffre, amenez-le », a lancé le chanteur, avec conviction.

Au Québec, 75 personnes tentent de se suicider chaque jour. Dans Brome-Missisquoi et la Haute-Yamaska, 20 personnes s’enlèvent la vie par elles-mêmes chaque année. « Si on sauve une étoile, c’est déjà extraordinaire », de dire Luc Gingras.