Le projet de «beer garden», d’abord présenté à Magog, pourrait intéresser la Ville de Granby.

Lovering Biergarten: Granby intéressée par la terrasse

GRANBY — L’impasse dans laquelle se trouvent actuellement les promoteurs du projet de Lovering Biergarten et la Ville de Magog pourrait bien profiter à Granby. La municipalité envisage de tâter le terrain dans l’optique de rapatrier l’initiative sur son territoire.

Le maire Pascal Bonin s’est montré intéressé envers ce type d’entreprise qui augmenterait la vitalité au centre-ville de Granby, mercredi.

Le concept du « beer garden » est allemand. Sur ces terrasses clôturées et à ciel ouvert, les clients peuvent consommer leur propre nourriture à condition qu’ils achètent des consommations sur place. On peut même y retrouver des barbecues en libre-service et des jeux.

Or, même si les élus de Magog s’étaient montrés enthousiastes, plusieurs citoyens et commerçants du centre-ville avaient demandé la tenue d’un registre relatif au changement de zonage, faisant reculer certains membres du conseil.

Aller au-devant des choses
Les promoteurs, Ian Jeffrey et Emmanuelle Ouimet, ont ensuite démontré un certain intérêt pour Bromont, ont rapporté La Tribune et La Voix de l’Est, mercredi.

Mais Granby ira au-devant des choses pour démontrer son intérêt pour une telle entreprise.

« C’est sûr que n’importe quel commerce qui peut amener une vie au centre-ville... Je pense qu’il y a un engouement pour ce type de commerce là, indique Pascal Bonin. On aurait aimé à tout le moins dialoguer avec ces gens-là. Donc, ce matin (mercredi), j’ai envoyé ça à Julie Bourdon et Sylvain Gervais de la corpo (Commerce et tourisme Granby et région) pour qu’ils puissent entrer en contact avec eux parce qu’on dirait qu’on a été, je ne sais pas, écartés. En tout cas, il n’y a pas eu de discussions. »

Les discussions permettront de savoir, d’abord, si les promoteurs souhaitent jeter un œil aux terrains disponibles à Granby.

La suite des choses dépendra de leur réponse.

« De toute façon, c’est le rôle de la corpo d’aller faire du démarchage auprès des entreprises », ajoute-t-il.

Emplacements
M. Bonin assure qu’il y a des lots au centre-ville qui pourraient accueillir une telle entreprise majoritairement à ciel ouvert, sinon en périphérie.

« C’est sûr qu’il y a des endroits au centre-ville où ils pourraient s’installer. On en est pas là, on en est à voir s’ils ont de l’intérêt. Ça dépend d’eux. »

Il n’a pas été possible de parler à M. Gervais pour obtenir son point de vue sur le sujet, mercredi.