L’ouverture du centre aquatique est prévue en mai 2020, selon le directeur du bureau de projets à la Ville de Granby, Daniel Surprenant.
L’ouverture du centre aquatique est prévue en mai 2020, selon le directeur du bureau de projets à la Ville de Granby, Daniel Surprenant.

L’ouverture du centre aquatique de Granby prévue en mai

Les délais de construction du centre aquatique Desjardins à Granby s’allongent. L’ouverture officielle est désormais prévue en mai 2020, affirme le directeur du bureau de projets à la Ville, Daniel Surprenant.

« On va pouvoir prendre possession du bâtiment en mars. On s’attend à avoir un mois ou deux de tests et de démarches pour la mise en opération. On vise une ouverture en mai », détaille M. Surprenant.

Selon lui, ce nouvel échéancier a récemment été établi à la lumière de la progression du chantier.

Aucun pépin majeur n’est survenu, souligne le directeur du bureau de projets. L’avancement des travaux est toutefois plus lent que prévu. « Il y a parfois des choses qu’on demande ou des précisions qu’on doit faire aux plans. Mais, en général, la majorité du retard est due à l’entrepreneur », commente Daniel Surprenant.

Lorsque le chantier, confié au Groupe TEQ, a démarré à l’automne 2017, il a été avancé qu’il serait complété à l’automne 2019. Il était prévu que la première session officielle d’activités soit lancée à l’hiver 2020.

Ce scénario a cependant été mis de côté le printemps dernier, car un retard de quelques mois était observé. L’administration municipale a alors évoqué la mise en route des bassins au début de l’année 2020, afin que la session printanière de cours puisse s’y dérouler.

Si aucun nouveau délai ne survient, le chef de la division aquatique, Pascal Boivin, estime maintenant que la transition des activités vers le nouveau centre aquatique se déroulera vers la mi-session du printemps ou à la fin de celle-ci.

L’installation de la glissade à hydro frein au nouveau centre aquatique de Granby est pratiquement complétée, selon le chef de la division aquatique, Pascal Boivin.

Coûts du projet

Pour l’heure, il est trop tôt pour préciser quel impact aura ce retard sur les coûts du projet, affirme le directeur du bureau de projets à la Ville. « C’est toujours l’interprétation d’un et l’autre. Mais quand on va arriver à la fin, ça va être plus facile de s’asseoir et de voir, par exemple, combien de temps a nécessité tel changement, etc. Mais pour nous, la majorité du retard est dû à l’entrepreneur », réitère Daniel Surprenant.

Des coûts supplémentaires de 977 000 $, qui représentent un peu plus de 3 % de la facture du projet, ont néanmoins été entérinés par les élus à ce jour. L’ajout ou le remplacement de certains équipements de contrôle de la qualité de l’eau, de même que certains travaux électriques, figurent parmi les récentes dépenses additionnelles relevées dans le sommaire décisionnel remis aux élus, dont les médias ont obtenu copie.

Plus gros projet dans l’histoire de la Ville, la construction du centre aquatique, rue Léon-Harmel, entraîne des coûts estimés à 33 millions $. Les gouvernements provincial et fédéral y vont d’une contribution conjointe de 20,5 millions $. L’endroit portera le nom de Desjardins en vertu d’un partenariat de 500 000 $ sur 10 ans conclu avec la Ville.

Finition

Lors d’une visite des lieux en octobre dernier, le maire Pascal Bonin avait affirmé qu’il n’est pas question de « précipiter le chantier ». « Le mot d’ordre, c’est qu’il faut faire les choses correctement. Il n’est pas question d’accélérer pour couper les coins ronds. C’est un bâtiment qui va être là une cinquantaine d’années », avait-il dit.

N’empêche que les lieux, qui comprennent deux bassins intérieurs — compétitif et récréatif — ainsi qu’un bassin extérieur, commencent à prendre réellement forme, se réjouit le chef de la division aquatique qui dit visiter le chantier chaque jour.

« L’installation de la glissoire est presque finie. La corde à Tarzan est en place. L’aménagement du tremplin d’un mètre reste à finaliser la semaine prochaine. Il y a plein de choses qui se terminent au niveau de la finition, tranquillement pas vite. On a une idée plus précise de ce que ça va avoir l’air », dit Pascal Boivin.

Ce dernier affirme que les lieux seront ouverts aux baigneurs de façon graduelle, de façon à s’assurer que les systèmes de chloration et de filtration remplissent leurs promesses. « Ça se peut qu’il y ait des ajustements, des ajouts ou des retraits de produits ou d’équipements. On ne peut pas le savoir avant de l’avoir testé », fait valoir le chef de la division aquatique.

Selon lui, le moment venu, une courte période de fermeture de la piscine Miner, estimée à quelques jours, sera à prévoir pour permettre le déménagement des bureaux administratifs ainsi que du matériel aquatique.

Cela signifie aussi, confirme Pascal Boivin, que l’ouverture officielle du centre aquatique Desjardins marquera la fin de la piscine Miner, qui était à l’origine un bassin extérieur avant d’être recouverte. Une enveloppe de 500 000 $ a d’ailleurs été prévue au budget 2020 de la Ville pour la démolir, une décision décriée par certains citoyens.

Le Groupe TEQ n’a pas retourné l’appel de La Voix de l’Est jeudi.