Le grand patron du vignoble l’Orpailleur, Charles-Henri de Coussergues

L’Orpailleur bonifie son offre

Lancé au tournant des années 2000, l’économusée viticole aménagé dans le pavillon d’accueil de l’Orpailleur est un des ingrédients du succès de l’entreprise, fait valoir le grand patron du vignoble de Dunham, Charles-Henri de Coussergues. Au cours des mois à venir, l’organisation donnera un coup de jeune à ses installations. Un projet avoisinant le demi-million, auquel le ministère du Tourisme contribue à hauteur de 208 000 $.

Ayant été un des précurseurs en agrotourisme à travers la province, le vétéran vigneron souhaite bonifier son offre pour maintenir l’achalandage sur le vaste site. « Il y a 30 ans, quand on frappait à la porte du ministère du Tourisme en disant que l’on voulait amener des citadins au vignoble, on passait pour des marginaux, indique-t-il. Heureusement, les choses ont changé et l’accueil à la ferme est devenu primordial. [...] On veut donc rajeunir notre économusée. Ça demeure une priorité de développer cette activité. C’est en quelque sorte notre carte de visite. »

Le projet se traduira concrètement par la bonification des informations pour les visiteurs du pavillon d’accueil. « On veut aller un peu plus loin dans l’interprétation. On veut que les gens découvrent ce qu’est le vin, ce qu’est le métier de vigneron. On veut aussi faire comprendre au public la différence entre les différents produits », mentionne le chef d’entreprise.

L’expérience dans le « sentier viticole » sera aussi améliorée. « Dans les vignes, il y aura des panneaux pour expliquer ce qu’on fait en terme de développement durable parce qu’on a toujours été un des leaders dans ce créneau au Québec. »

Si tout se déroule comme prévu, les travaux dans l’économusée auront lieu vers la fin de 2018, en novembre ou décembre. La portion extérieure devrait se concrétiser au cours de l’été prochain.

Rebondir
M. de Coussergues et son équipe caressent ce projet depuis deux ans. L’appui financier de Québec était toutefois incontournable pour faire un pas de plus. « C’est un projet de l’ordre de 425 000 $. Ça peut donner le vertige, mais on y croit. Et on est très heureux de voir que l’État est derrière nous », mentionne l’homme d’affaires.

Bien que l’économusée soit l’une des assises du vignoble, le grand patron envisage de faire le saut dans les supermarchés « d’ici deux à trois ans ». « Pour le moment, on a des points de vente dans 24 épiceries fines. Notre volume de production ne nous permet pas d’aller dans les grandes surfaces, mais ça s’en vient. [...] Au cours des prochaines années, il y aura un boom pour la viticulture dans Brome-Missisquoi. Les gens sont prêts à rebondir avec les nouveaux marchés. »