Les jardins intelligents, aussi connus sous le nom de jardins de pluie ou aire de biorétention, permettent de capter le phosphore des eaux de ruissellement. On voit ici celui réalisé par le promoteur du quartier Chambourg sur le lac, sur la rive opposée à celle de la plage municipale.
Les jardins intelligents, aussi connus sous le nom de jardins de pluie ou aire de biorétention, permettent de capter le phosphore des eaux de ruissellement. On voit ici celui réalisé par le promoteur du quartier Chambourg sur le lac, sur la rive opposée à celle de la plage municipale.

L'organisme ABVLW obtient 60 000$ pour des jardins de pluie

Les Amis du bassin versant du lac Waterloo (ABVLW) ont obtenu une subvention du Fonds de développement des communautés pour aller de l’avant avec le projet de jardins intelligents, dont le rôle est de filtrer l’eau de ruissellement avant qu’elle n’atteigne le lac.

« C’est une belle surprise ! On n’était vraiment pas sûr de l’avoir, réagit Esther Déom, présidente de l’organisme de protection du plan d’eau. On a travaillé fort. Paraît-il que c’est assez rare qu’une association de lac reçoive un montant de ce fonds. »

Avec la Ville de Waterloo, l’ABVLW veut créer un réseau de jardins intelligents, aussi connus sous le nom de jardin de pluie ou aire de biorétention. « L’idée est de réaliser un aménagement avec des plantes spéciales qui retiennent les mauvais éléments. Quand on le voit, ça ressemble à un simple aménagement paysager, mais c’est creusé, il y a de la roche, de la pierre pour retenir et filtrer l’eau de ruissellement », poursuit la présidente de l’ABVLW.

Un jardin intelligent aurait été construit dans la cour de l’école Orée-des-Cantons, selon Mme Déom, mais le réseau à travers la ville est encore appelé à naître. En début de semaine, elle aura une meilleure idée des endroits prioritaires. 

Esther Déom, présidente de l’organisme de protection du plan d’eau

Endroits des jardins

L’organisme travaille avec le Regroupement des associations pour la protection de l’environnement des lacs et des bassins versants, qui a le mandat de déterminer les lieux où devraient se trouver de futurs jardins de pluie et de préparer les plans et devis du premier jardin à réaliser l’été prochain.

La Ville elle-même prévoit dans son budget une somme pour en construire un ou deux, « et du côté de l’ABVLW, on va voir combien on peut en faire avec la subvention parce qu’il y a aussi d’autres choses reliées à ça, comme un site web interactif pour informer les gens. » 

Les propriétaires pourront y trouver les informations nécessaires pour construire eux-mêmes un tel jardin sur leur terrain et pour déterminer quel est le meilleur endroit pour le faire.

L’état du lac, pollué par le phosphore, inquiète depuis des années les Amis du bassin versant du lac Waterloo. Le phosphore qui se rend dans le lac provient à 53 % de l’urbanisation, avait indiqué l’ancien président de l’organisme, Louis Brenn, lors d’une conférence.