Les musiciens de l’Orchestre Métropolitain ont eu droit à un accueil triomphal à Granby.

L'Orchestre Métropolitain et Yannick Nézet-Séguin font vibrer Granby

Les musiciens de l’Orchestre Métropolitain et le maestro Yannick Nézet-Séguin ont reçu un accueil triomphal, samedi soir, à Granby. Plus de 8000 spectateurs ont apprécié leur prestation réglée au quart de tour, présentée sur le site du parc Daniel-Johnson.

Conscients du caractère exceptionnel de l’événement, le chef d’orchestre n’ayant jamais officié sur le sol granbyen avant samedi, les amateurs de musique se sont déplacés en grand nombre, et ce, malgré le temps frais et la pluie qui avait miné une partie de la journée. « J’ai beaucoup apprécié ma soirée. Avec ma couverture, je n’avais pas trop froid. J’aime beaucoup la musique classique, mais c’est rare que nous ayons l’occasion d’en entendre comme ça, à Granby », a confié Françoise Gendreau au terme du spectacle.

Classique et branché

Yannick Nézet-Séguin, chef d’orchestre de l’OM et du Metropolitan Opera de New York, a été chaleureusement applaudi par la foule à son arrivée. S’il n’est pas le premier maestro à diriger l’OM en tournée estivale extérieure, il incarne le visage plus décontracté et accessible que la musique classique tente de mettre de l’avant depuis quelques années.

Avec ses mimiques captées par les caméras et son intensité sur scène, le maestro a su captiver l’attention des Granbyens.

L’orchestre a commencé par interpréter des pièces plus connues du grand public. Des œuvres qui ont trouvé place dans la culture populaire au fil du temps. Notamment Dans le hall du roi de la montagne, du compositeur norvégien Edvard Grieg, qui s’est notamment retrouvée dans la bande sonore du film Scoop de Woody Allen et dans celle de la série Mad Men, plus récemment.

Ensuite, comme « en guise de plat de résistance », Nézet-Séguin a choisi de présenter aux spectateurs la Symphonie numéro 5 de Tchaïkovski au complet. « C’est ma symphonie favorite », a indiqué le maestro. L’orchestre a interprété les quatre mouvements de la pièce sans interruption. Un effort musical important, considérant l’intensité de cette œuvre qui, par ailleurs, est loin d’être la plus connue du répertoire. 

« Regardez le ciel, l’eau, les arbres et laissez-vous transporter par cet accord entre la nature et la musique », a suggéré le maestro avant de diriger son orchestre à travers l’œuvre.

Celui-ci a eu droit à une ovation debout à la fin de l’interprétation avant de se lancer dans le « dessert » de la soirée, la Danse hongroise numéro 1 de Johannes Brahms.

Yannick Nézet-Séguin, chef d’orchestre de l’OM et du Metropolitan Opera de New York, incarne un visage décontracté et accessible de la musique classique.

Prendre l’air

Pour le maire de Granby, Pascal Bonin, la prestation classique de l’Orchestre Métropolitain prenait une signification toute particulière samedi. « La dernière publication de ma mère sur Facebook portait sur un concert classique au parc Victoria », a-t-il indiqué, ému.

L’an dernier, les Granbyens avaient déjà eu droit à une autre prestation classique de qualité, alors que l’Orchestre Symphonique de Montréal avait foulé les planches du Palace dans le cadre du Festival international de la Chanson de Granby.

Cette fois, le concert ne s’inscrivait pas dans le cadre d’un événement particulier organisé à Granby. Son arrêt dans la région faisait partie de la tournée L’OM prend l’air. 

Avant le parc Daniel-Johnson, les musiciens de l’ensemble s’étaient produits à Verdun (6 août), ainsi qu’à Notre-Dame-de-l’Île-Perrot (9 août). Le concert à Granby était le dernier de leur saison estivale.

Leur prochaine prestation aura lieu le 29 septembre à la Maison symphonique, à Montréal.