Le directeur général de l’Organisme d’Éducation, d’Intégration et de Loisirs pour personnes handicapées visuelles (L’O.E.I.L.), Pierre Champagne
Le directeur général de l’Organisme d’Éducation, d’Intégration et de Loisirs pour personnes handicapées visuelles (L’O.E.I.L.), Pierre Champagne

L'O.E.I.L.: Souper dans le noir à guichets fermés

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Pour la première fois en douze ans, le traditionnel Souper dans le noir de l’organisme régional pour les personnes vivant avec un handicap visuel, l’OEIL, s’est fait à guichets fermés samedi. Le directeur général a profité de cette vitrine pour souligner aux 400 participants le travail accompli par le bureau du ministre François Bonnardel dans le dossier du programme d’entretien des chiens-guides, bonifié de 118 % en 2020.

Ce n’est pas un hasard si le souper se tient annuellement lors de la première semaine de février : il s’agit de la Semaine québécoise de la canne blanche, et ce, depuis 1947. 

« C’est la semaine où on peut démontrer que les personnes avec des limitations visuelles vivent dans la société comme tous les autres citoyens. C’est la période de l’année pour sensibiliser les gens à la cause de la déficience visuelle et souligner les actions qui sont faites pour les personnes non voyantes et malvoyantes », a déclaré le directeur général de l’Organisme d’Éducation, d’Intégration et de Loisirs pour personnes handicapées visuelles, Pierre Champagne. 

Le Souper dans le noir se veut simultanément une activité de sensibilisation et de financement, ajoute-t-il. L’événement qui s’est tenu au Collège Mont-Sacré-Coeur a permis de récolter 14 000 $. 

« Ça nous permet de pouvoir poursuivre notre mission », indique le directeur général. 

L’apport du député de Granby

L’OEIL a profité de l’occasion pour rendre hommage à l’équipe du député de Granby et ministre des Transports, François Bonnardel, pour son soutien dans le dossier d’indexation du programme d’entretien des chiens-guides, un partenariat qui dure depuis plus de deux ans. 

Le programme permet aux personnes qui ont recours à un chien-guide, pour pallier un handicap physique ou visuel, d’obtenir un soutien financier. 

Depuis 2004, ils avaient droit à 1028 $, ce qui permettait à peine de couvrir les frais pour nourrir l’animal. Le 1er janvier 2020, ce montant est passé à 2240 $, une augmentation de 118 %. 

L’OEIL, qui a aussi une mission de défense des droits, a travaillé ce dossier avec une personne non voyante de Victoriaville. Ils ont démontré au ministère de la Santé et des Services sociaux que ce montant devait être indexé, puisque les coûts associés à l’entretien d’un chien-guide étaient bien supérieurs à l’ancienne évaluation. 

L’équipe de L’OEIL a profité de plusieurs rencontres avec l’équipe de M. Bonnardel sur le sujet. 

« Étant donné que nous sommes basés à Granby, on en a profité pour avoir l’appui de M. Bonnardel, un appui qui n’était pas négligeable », explique le DG de l’OEIL. 

« Ils ont fait le lien entre nous et le ministère de la Santé et des Services sociaux et ont fait les négociations. Un petit organisme régional comme l’OEIL n’a pas beaucoup de poids lorsqu’il en appelle au ministère de la Santé, mais le fait d’avoir un député local, qui est en plus le ministre responsable de l’Estrie et ministre des Transports derrière nous, ça a fait avancer les choses », assure Pierre Champagne. Le dossier a été porté par le député d’Arthabaska et whip du gouvernement, Éric Lefebvre, qui y travaillait déjà alors qu’il était dans l’opposition.