« Des gens se sont installés (au centre-ville) parce qu’ils voient qu’il va bientôt y avoir une opportunité », dit Alain Lacasse, président de CTGR.
« Des gens se sont installés (au centre-ville) parce qu’ils voient qu’il va bientôt y avoir une opportunité », dit Alain Lacasse, président de CTGR.

Locaux au centre-ville de Granby: plus d’ouvertures que de fermetures

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Plusieurs nouveaux joueurs se sont installés au centre-ville de Granby en 2019, même si la première phase des travaux de réaménagement du cœur commercial sera lancée dans quelques mois. Quelque 30 ouvertures ont été recensées par Commerce Tourisme Granby Région (CTGR), contre 14 fermetures.

Certains locaux laissés vacants par le départ de commerces ne sont d’ailleurs pas restés vides longtemps. Orange Coco s’est par exemple installé à la place de la Maison Blanche, Arvida a succédé à Valentine, Œuf Fourchette au restaurant Le Plus et Pizza Granby à Med Pizza.

Le taux d’occupation en fonction du nombre de locaux au centre-ville est actuellement de 80 % et il grimpe à 88 % en fonction du nombre de pieds carrés, selon Fanny-Ysa Breton, codirectrice générale et coordonnatrice aux événements à CTGR.

« Le taux d’occupation est quand même intéressant, même si on sait qu’on a encore des devoirs à faire. On sait qu’il y a encore des locaux vides, dont quelques-uns plus gros. Mais il y a des négociations en cours, des choses qui bougent. Il y a aussi de beaux commerces qui sont arrivés en 2019. On parle entre autres des Confiturières, du Guerrier urbain et du Louis’ Pub », relève Mme Breton.

Paysages Verduroy, L’Oasis des continents, Küto comptoir tartare, Vêtements Exception-Elle, Thé Amo, Signé Marianne, Malga Marketing et Théière marocaine figurent aussi dans la liste des nouveaux commerces et professionnels à avoir opté pour le centre-ville.

En contrepartie, la boutique Ultravox, qui a traversé quelques décennies, a fermé ses portes, faute de relève, semble-t-il.

« Il y a eu beaucoup plus d’ouvertures que de fermetures. De façon globale, il y en a pour qui c’est plus difficile, mais en général, ça va bien, selon les contacts que nous avons avec les commerçants et les restaurateurs », dit Fanny-Ysa Breton.

Impact

Selon la codirectrice générale de CTGR, les subventions offertes par la Ville pour attirer de nouveaux joueurs dans les locaux vacants du secteur centre-ville ont assurément eu un « impact ». Selon les plus récentes données, près de 60 demandes ont été déposées à l’hôtel de ville, indique la trésorière, Sylvie Chouinard.

Dans ce nombre, 39 demandes ont été acceptées, quatre ont été refusées et 10 sont en attente d’approbation, détaille-t-elle. Cinq autres demandes ont aussi été annulées, alors que les commerçants ont changé d’idée en cours de route.

La somme de 757 000 $ a ainsi été engagée à ce jour sur une enveloppe budgétaire d’un million $, souligne Mme Chouinard. Certaines conditions s’appliquent, mais la subvention offerte est équivalente à une année de loyer pour un bail de trois ans et plus.

Le programme a d’ailleurs attiré l’attention dans le monde municipal. La Ville de Saint-Hyacinthe a annoncé cette semaine l’octroi d’un incitatif financier, calqué sur l’exemple de Granby, aux nouveaux commerces et professionnels qui s’installeront dans son centre-ville.

Opportunités

« Le programme a bien fonctionné. Ceux qui ont eu accès aux subventions l’ont bien apprécié. Je voyais récemment que Montréal a mis en place une consultation publique par rapport aux locaux vacants (sur les artères commerciales). On n’est pas les seuls à avoir ces problèmes-là », note Fanny-Ysa Breton.

Selon elle, CTGR devrait par ailleurs élaborer en 2020 un « micro-site » Internet pour faire la promotion des locaux à louer.

« Des gens se sont installés (au centre-ville) parce qu’ils voient qu’il va bientôt y avoir une opportunité avec la revitalisation du centre-ville. (...) Ça n’a pas l’air de les effrayer. Ils savent que la Ville va quand même très bien les accompagner durant les travaux », estime pour sa part le président de Commerce Tourisme Granby Région, également conseiller municipal, Alain Lacasse.

DÉPART DU CONSEILLER EN DÉVELOPPEMENT COMMERCIAL

Embauché en mars 2019 pour combler le poste de conseiller en développement commercial, Egide Blanchard n’est plus à l’emploi de Commerce Tourisme Granby Région (CTGR). 

Il a quitté ses fonctions à la fin de l’année dernière. La décision a été prise «d’un commun accord», affirme la codirectrice générale de CTGR, Fanny-Ysa Breton, sans élaborer davantage. 

Selon elle, la direction de l’organisme et M. Blanchard avaient des orientations de travail différentes. 

L’expertise d’Egide Blanchard dans le secteur des franchises avait incité la direction de l’organisme à lui confier ce mandat il y a quelques mois. 

« Ses contacts sont très importants. (...) Pour nous, c’est la perle rare », avait déclaré le président de CTGR et conseiller municipal, Alain Lacasse, au moment de la présentation de M. Blanchard aux médias. 

Une nouvelle perle rare est cependant recherchée. Des entrevues ont été réalisées au cours des dernières semaines, de sorte qu’une embauche est prévue prochainement, affirme Fanny-Ysa Breton.