La nouvelle mouture du projet hôtelier Sô Lodges ne comportera pas 22 mini chalets, comme celui-ci, mais plutôt cinq résidences en location à court terme.
La nouvelle mouture du projet hôtelier Sô Lodges ne comportera pas 22 mini chalets, comme celui-ci, mais plutôt cinq résidences en location à court terme.

Location à court terme à Shefford: nouveaux plans pour Sô Lodges

Mickael Lambert
Mickael Lambert
La Voix de l'Est
Le projet de 22 mini chalets du projet Sô Lodges à Shefford n’aura pas lieu. Après avoir vu celui-ci être refusé par la MRC, les promoteurs du projet souhaitent aller de l’avant avec un projet de cinq résidences en location à court terme. Ils prévoient également vendre cinq terrains afin de permettre la construction de cinq autres résidences en location.

Neil Poulin et Martine Phénix ont dû retourner à la table à dessin cet été pour changer plusieurs aspects de leur projet hôtelier initial qui comptait seize bâtiments totalisant 350 000 pieds carrés de superficie.

Ce projet ne cadrant pas avec le plan d’urbanisme de la municipalité du Canton de Shefford, le conseil avait décidé d’utiliser un Projet particulier de construction, de modification ou d’occupation d’un immeuble (PPCMOI) afin de l’encadrer. De nombreux résidents du secteur se sont mobilisés contre le projet hôtelier en déposant une demande d’approbation référendaire pour autoriser le projet.

Le processus de validation s’est arrêté à la MRC de la Haute-Yamaska pour les entrepreneurs. « À la MRC, notre projet a été refusé pour des raisons de densifications. Ils ont jugé que c’était trop dense pour le secteur en tant que plan d’aménagement résidentiel parce qu’il n’y a pas de schéma commercial même si nos terrains sont commerciaux », explique Neil Poulin.

« Pour nous, cela ne faisait pas de sens, mais comme on est des entrepreneurs, quand on se fait dire non on revient avec autre chose », souligne-t-il.

Devant le refus de la MRC, la municipalité de Shefford n’a pas tenu de référendum.

Luxe et plein air

Les nouveaux plans de Sô Lodges prévoient la construction de cinq résidences de luxe comprenant chacune leur propre spa et sauna.

Le projet dont la construction devrait débuter au printemps 2020 comprendra deux bâtiments de cinq chambres à coucher, deux bâtiments de quatre chambres ainsi qu’une résidence de trois chambres pour un total de 21 chambres.

« On garde le même esprit : ça s’adresse toujours aux sportifs et aux amoureux du plein air », soutient le promoteur Neil Poulin.

Comme cela était prévu au départ, les chalets locatifs seront érigés du côté ouest de l’intersection de la route 241 et du chemin Jolley.

Cinq terrains sont également en vente de l’autre côté de la 241. Deux de ces terrains ont déjà trouvé preneur. Des résidences semblables y seront érigées et devraient être mises en location avec la même plateforme que Sô Lodges.

Les promoteurs de Sô Lodges imposeront des conditions aux futurs acheteurs en matière de tranquillité et de look via une servitude d’urbanisme.

« Cela nous permet d’imposer des critères de construction pour l’ensemble du projet et pour garder le domaine luxueux et en harmonie avec des maisons dans le même style », assure Neil Poulin.

Par ailleurs, la limite de vitesse a été abaissée sur la route 241, passant depuis la semaine dernière de 90 à 80 km/h sur le tronçon situé à Shefford et à 70 km/h à Bromont. Le projet Sô Lodges était parmi les raisons évoquées pour abaisser la limite de vitesse dans le secteur.

Les nouveaux plans du projet évitent aux promoteurs de devoir demander des dérogations à la municipalité pour aller de l’avant, avance Neil Poulin.

Le projet n’a nécessité jusqu’à présent qu’une demande au ministère des Transports afin d’autoriser l’ouverture d’entrées sur la route 241.

La location des premiers chalets devrait débuter en décembre 2020.

« Moindre mal »

Pour Claude Robitaille, membre du Regroupement citoyen des zones contiguës à la zone m4, il s’agit d’un « moindre mal » en comparaison du projet initialement annoncé.

« Je pense que les voisins se sont installés à Shefford pour être proches de la nature et pour être tranquilles. Nous avons toujours des craintes sur la location à court terme, mais il parait que généralement ça se passe bien », avance Claude Robitaille.

Le regroupement de citoyens dont fait partie M. Robitaille a fait circuler une pétition pour retirer le droit d’usage et de construction des résidences de tourisme.

La pétition qui a circulé au courant de l’été a récolté 243 noms de résidents du secteur et a été déposée au conseil municipal du canton de Shefford, qui n’a pas encore statué sur la demande.