Le gouvernement fédéral n’a pas retenu la demande de subvention de l’OBV Yamaska. Le projet consistait à découvrir les sources de contaminants chimiques dans cette rivière et ses tributaires.
Le gouvernement fédéral n’a pas retenu la demande de subvention de l’OBV Yamaska. Le projet consistait à découvrir les sources de contaminants chimiques dans cette rivière et ses tributaires.

L’OBV Yamaska planche sur un plan B

Michel Laliberté
Michel Laliberté
La Voix de l'Est
L’Organisme de bassin versant (OBV) de la Yamaska ne pourra compter sur une subvention fédérale pour trouver les sources de contaminants chimiques dans la rivière Yamaska. Un plan B est cependant en préparation.

L’OBV avait déposé cet automne un projet à Environnement et Changement climatique Canada pour obtenir une subvention de 190 000 $ dans le cadre de son fonds pour les dommages à l’environnement. L’argent aurait servi à développer des outils pour repérer les contaminants chimiques dans la Yamaska et certaines de ses tributaires en regroupant notamment des experts universitaires, municipaux et des industriels en plus de procéder à de nouveaux échantillonnages.

Le ministère fédéral n’a toutefois pas retenu le projet de l’OBV, a indiqué sa coordonnatrice de projets Zoë Ipiña. Il appert que les subsides ont été accordés en priorité aux projets concernant la grande région de Montréal, a-t-elle dit.

« C’est la vie des demandes de subventions », a philosophé Mme Ipiña. « On doit réfléchir à la suite des choses, à ce qu’on peut faire. On peut abandonner, mais on préfère trouver une autre solution. »

Le refus est d’autant plus dur à accepter, a souligné Mme Ipiña, que le monde municipal régional s’était rangé derrière l’OBV dans son projet. Un total de 22 municipalités du bassin versant de la Yamaska a accepté de l’appuyer financièrement et techniquement pour mener à bien son projet pour découvrir les sources des contaminants. Des municipalités se sont engagées à verser collectivement un montant de 40 000 $ à ces fins.

« On a un très bon appui de nos municipalités. Ça faisait longtemps qu’on ne leur avait pas fait une demande élargie comme ça. Ça démontre un bel intérêt de leur part », a signalé Mme Ipiña.

L’équipe de l’OBV scrute d’autres programmes de subventions disponibles. Elle pourrait déposer de nouvelles demandes d’aide. « On a quelques options. Mais il reste du travail à faire, des contacts à prendre, avant de faire des demandes. »

« C’est la vie des demandes de subventions­ », a philosophé Zoë Ipiña, de l’OBV Yamaska.

Faire le point

Des échanges avec les municipalités impliquées sont prévus pour faire le point, a dit Mme Ipiña. On va modifier un peu le projet. C’est ce qu’on va valider avec nos municipalités. »

Le projet de l’OBV fait suite à une étude rendue publique en début d’année par le ministère de l’Environnement du Québec. Elle révélait qu’une dizaine de substances jusque-là jamais identifiées, dont des BPC, se trouvaient dans les rivières Yamaska Nord à Granby, Yamaska Sud-Est à Cowansville et Le Renne à Acton Vale. Ces polluants affectent non seulement la qualité de l’eau, mais ont aussi des impacts sur les poissons et les oiseaux qui les mangent.

Le ministère de l’Environnement a fait savoir en juillet qu’il n’allait ni pousser son étude plus loin pour découvrir les sources de ces contaminants ni faire de suivi dans les rivières touchées.