Le gouvernement fédéral n’a pas retenu la demande de subvention de l’OBV Yamaska. Le projet consistait à découvrir les sources de contaminants chimiques dans cette rivière et ses tributaires.

L’OBV Yamaska planche sur un plan B

L’Organisme de bassin versant (OBV) de la Yamaska ne pourra compter sur une subvention fédérale pour trouver les sources de contaminants chimiques dans la rivière Yamaska. Un plan B est cependant en préparation.

L’OBV avait déposé cet automne un projet à Environnement et Changement climatique Canada pour obtenir une subvention de 190 000 $ dans le cadre de son fonds pour les dommages à l’environnement. L’argent aurait servi à développer des outils pour repérer les contaminants chimiques dans la Yamaska et certaines de ses tributaires en regroupant notamment des experts universitaires, municipaux et des industriels en plus de procéder à de nouveaux échantillonnages.

Le ministère fédéral n’a toutefois pas retenu le projet de l’OBV, a indiqué sa coordonnatrice de projets Zoë Ipiña. Il appert que les subsides ont été accordés en priorité aux projets concernant la grande région de Montréal, a-t-elle dit.

« C’est la vie des demandes de subventions », a philosophé Mme Ipiña. « On doit réfléchir à la suite des choses, à ce qu’on peut faire. On peut abandonner, mais on préfère trouver une autre solution. »

Le refus est d’autant plus dur à accepter, a souligné Mme Ipiña, que le monde municipal régional s’était rangé derrière l’OBV dans son projet. Un total de 22 municipalités du bassin versant de la Yamaska a accepté de l’appuyer financièrement et techniquement pour mener à bien son projet pour découvrir les sources des contaminants. Des municipalités se sont engagées à verser collectivement un montant de 40 000 $ à ces fins.

« On a un très bon appui de nos municipalités. Ça faisait longtemps qu’on ne leur avait pas fait une demande élargie comme ça. Ça démontre un bel intérêt de leur part », a signalé Mme Ipiña.

L’équipe de l’OBV scrute d’autres programmes de subventions disponibles. Elle pourrait déposer de nouvelles demandes d’aide. « On a quelques options. Mais il reste du travail à faire, des contacts à prendre, avant de faire des demandes. »

« C’est la vie des demandes de subventions­ », a philosophé Zoë Ipiña, de l’OBV Yamaska.

Faire le point

Des échanges avec les municipalités impliquées sont prévus pour faire le point, a dit Mme Ipiña. On va modifier un peu le projet. C’est ce qu’on va valider avec nos municipalités. »

Le projet de l’OBV fait suite à une étude rendue publique en début d’année par le ministère de l’Environnement du Québec. Elle révélait qu’une dizaine de substances jusque-là jamais identifiées, dont des BPC, se trouvaient dans les rivières Yamaska Nord à Granby, Yamaska Sud-Est à Cowansville et Le Renne à Acton Vale. Ces polluants affectent non seulement la qualité de l’eau, mais ont aussi des impacts sur les poissons et les oiseaux qui les mangent.

Le ministère de l’Environnement a fait savoir en juillet qu’il n’allait ni pousser son étude plus loin pour découvrir les sources de ces contaminants ni faire de suivi dans les rivières touchées.