Les travaux pour reconstruire le barrage au centre-ville de Cowansville ont coûté 675 000 $ de plus que ce qui était prévu, soit une hausse de 46,6 % des coûts.

Litige sur la reconstruction d’un barrage: Cowansville verse 675 000 $ à Construction Généphi

La Ville de Cowansville a versé 675 000 $ à l’entreprise responsable de la reconstruction du barrage sur la rivière Yamaska Sud-Est au centre-ville pour mettre un terme aux différends les opposant. Ce faisant, les coûts du chantier ont explosé de 46,6 % par rapport aux coûts du contrat initial.

Les deux parties étaient en conflit depuis le 20 novembre 2016 alors que la Ville avait ordonné la suspension des travaux. Les autorités municipales jugeaient que Construction Généphi ne pouvait terminer les travaux dans les délais prescrits. L’entreprise était au travail depuis 14 semaines, soit la période durant laquelle elle s’était engagée à exécuter le travail. Toutefois, la Ville estimait que seulement 25 % des travaux avaient été réalisés.

Construction Généphi a repris les travaux le 1er août 2017 et le barrage a été complété le 8 décembre de la même année.

Les deux parties se reprochaient chacune la responsabilité des délais et des coûts supplémentaires engendrés. Pour la Ville, les coûts de surveillance des travaux ont été plus élevés puisque le chantier a duré 19 semaines de plus que prévu. La Ville n’était pas en mesure vendredi après-midi de les chiffrer.

Au terme de plusieurs semaines de discussions, les parties sont parvenues à une entente hors cour. L’accord stipule que la Ville devait payer un montant additionnel de 675 000 $ à Généphi Construction. Le montant s’ajoutait aux 775 000 $ (sans taxes) liés au contrat initial accordé en juin 2016 à la firme de Saint-Sauveur dans les Laurentides. Les coûts totaux du chantier s’élèvent à 1 450 000 $.

Dans la résolution du conseil du 19 mars 2018, on explique les problèmes vécus sur le chantier par « les conditions météorologiques rencontrées pendant l’exécution du contrat » qui ont mené à des « imprévus rencontrés en cours d’exécution du contrat ». 

L’entente entre les deux parties est plus précise quant aux raisons des problèmes vécus sur le chantier. On y évoque que les travaux devaient avoir lieu entre le 15 juin et le 15 août, mais que le ministère de l’Environnement a accordé un certificat d’autorisation pour les effectuer du 1er août au 1er mars, « soit en période de crues automnales », lit-on dans le document.

« On est très satisfaits »

Malgré les 675 000 $ supplémentaires déboursés par son administration, la mairesse Sylvie Beauregard est d’avis qu’il s’agit d’une bonne entente pour les deux clans. « Notre volonté était de régler le dossier. On est très satisfaits », a-t-elle assuré.

L’option de laisser une cour de justice trancher le litige était périlleuse, selon Mme Beauregard. « On ne sait pas comment un juge va trancher et on ne sait pas combien ça nous coûterait. Le mieux était de négocier et de trouver une entente », a-t-elle dit vendredi en entrevue.

Questionnée sur le fait que 19 semaines de plus ont été nécessaires pour réaliser les travaux, Mme Beauregard reconnaît timidement que le temps accordé initialement était peut-être insuffisant.

Comme toute entente hors cour, les deux parties n’admettent aucune responsabilité.

Le paiement « a été fait sans préjudice dans le seul et unique but d’acheter la paix et de mettre fin au litige », peut-on lire. Et les deux abandonnent toute réclamation future en lien avec cette affaire.