La transaction avortée entre la Ville de Granby et l’entreprise Cresswell, dans le cadre du projet de construction du centre aquatique, est toujours au cœur d’un litige.

Litige entre Granby et Cresswell: le délai de prescription repoussé

La transaction avortée il y a trois ans entre la Ville de Granby et l’entreprise Cresswell, dans le cadre du projet de construction du centre aquatique, est toujours au cœur d’un litige. Les élus ont accepté de repousser de six mois le délai de prescription afin de favoriser un règlement.

Cela pourrait également permettre à l’entreprise de vendre le terrain, alors que le promoteur Médifice aimerait y construire le futur CHSLD de 176 places, s’il obtient le contrat du gouvernement du Québec, dont l’appel d’offres a récemment été lancé, a fait valoir vendredi le maire de Granby, Pascal Bonin.

« La date de prescription était pour bientôt. Ils [la direction de Cresswell] devaient donc entrer en négociation avec nous ou aller en cour. Mais si le terrain est en litige à la cour, il ne peut pas être utilisé pour répondre à un appel d’offres. On a accepté de prolonger le délai de six mois. Ça démontre aussi notre bonne foi », affirme-t-il.

Selon le maire, Cresswell contesterait le fait que la Ville récupère le dépôt de 100 000 $ qu’elle a versé en 2015, alors qu’elle convoitait les installations de l’entreprise, rue Léon-Harmel, pour y construire le centre aquatique.

La découverte de contaminants dans le sol, à l’étape de l’inspection, a cependant incité l’administration municipale à reculer et à opter plutôt pour le parc Dubuc. La construction de la nouvelle installation municipale y bat d’ailleurs actuellement son plein.

« Honnêtement, on a un dossier béton. La partie adverse peut dire ce qu’elle veut, mais on s’est retiré en période d’inspection », dit Pascal Bonin. « Quand on veut acheter une maison, si ça ne fait pas notre affaire après une inspection, on a le droit de se retirer », ajoute-t-il.

Il a été impossible vendredi de joindre le directeur général de Cresswell, Luc Lessard, pour obtenir ses commentaires.