Le président de la fondation Benoît Houle a souligné la qualité du travail des deux boursières Pascale Dubé et Andréanne Savard.

L’implication de deux jeunes femmes soulignée

Depuis cinq ans, la Fondation Gérard Bossé récompense ses stagiaires qui se démarquent dans le cadre de son gala Vert la relève. On a souligné mercredi soir l’implication de deux jeunes femmes ayant oeuvré au sein de l’organisme au cours des derniers mois en leur remettant une bourse en argent.

Pour le directeur général, Alain Massé, la fondation et ses artisans sont comme « une grande famille » où chacun a la chance de se développer, d’expérimenter et de se découvrir. C’est dans cette approche familiale que s’inscrivent les programmes de travail qui sont offerts dans les locaux de la fondation.

Chaque année, une vingtaine de jeunes de 16 à 30 ans ont l’occasion d’expérimenter différents métiers, certains plus manuels et d’autres plus intellectuels.

« On organise ces ateliers deux fois par année. Ça n’a pas toujours été les mêmes activités, mais on prend toujours en moyenne une dizaine de jeunes chaque fois », explique Benoît Houle, président du conseil d’administration de la fondation. Les participants au stage ne peuvent être engagés pour les deux sessions.

Benoît Houle rappelle que l’objectif premier des stages offerts par le biais des deux plateaux de travail le Bazar et Écolovélo est d’offrir une expérience professionnelle à des jeunes en difficultés. « Nous avons également une préoccupation environnementale, d’où le nom du gala », précise-t-il.

En dix ans, plus de 200 jeunes ont bénéficié des programmes et du soutien ponctuel de l’organisme.

Polyvalence

L’organisme profite de la fin d’année pour jeter un regard rétrospectif sur le travail accompli et souligner la qualité de l’implication de deux stagiaires dévoués.

Cette année, on a choisi de récompenser Pascale Dubé et Andréanne Savard. Une nomination qui a empli de fierté les principales intéressées, qui ont toutes deux continué à oeuvrer au sein de la fondation grâce à un autre programme d’accès à l’emploi.

Pour les deux jeunes femmes, la principale force du programme est la possibilité d’expérimenter plusieurs tâches différentes dans une ambiance qui permet de « travailler sur soi. » Comme le souligne le président de la fondation Benoît Houle, avoir des expériences dans plusieurs domaines peut représenter un sérieux avantage auprès des employeurs.

« Nous touchons vraiment à tout, explique Pascale Dubé. J’ai fait de la mécanique avec les vélos, j’ai travaillé à la caisse et même à la comptabilité. C’est stimulant parce qu’on doit relever plusieurs défis » Et c’est d’ailleurs ce dernier domaine qui l’a séduite. Après son passage à la fondation, Pascale a décidé d’entamer des études en comptabilité.

De son côté, Andréanne Savard savait déjà avant de commencer son stage qu’elle avait un faible pour le service à la clientèle, mais le stage lui a tout de même permis d’amasser une expérience supplémentaire. « Après mon stage, je me suis retrouvée un autre emploi au service à la clientèle et je suis pas mal sûre que mon expérience m’aura aidé à être engagée », estime-t-elle.

La Fondation Gérard Bossé est surtout connue pour son volet Écolovélo. Depuis 2008, plus de 3500 bicyclettes ont été prêtées gratuitement et 2800 vélos ont été recyclés grâce aux mécaniciens qui oeuvrent à l’atelier.

Des dons divers comprenant notamment du mobilier et des vêtements totalisant une valeur de 50 000 $ ont été distribués dans les six dernières années à des foyers dans le besoin.