Le haut dirigeant déchu a pu recouvrer sa liberté contre un cautionnement hypothécaire de 20 000 $ et la promesse de respecter plusieurs conditions.

Leurre d'enfant et agression sexuelle: une caution de 20 000 $ pour Robert Côté

Le tribunal a accepté mercredi de relâcher l’ex-vice-président aux affaires juridiques à la Caisse de dépôt et placement du Québec Robert Côté, accusé notamment de leurre d’enfant et d’agression sexuelle d’un mineur.

Siégeant par visioconférence, la juge Danielle Côté, de la Cour du Québec, a permis à l’ex-avocat de 55 ans de retrouver sa liberté de façon provisoire moyennant un cautionnement hypothécaire de 20 000 $.

Il s’est aussi engagé à ne pas accéder à Internet et à éviter tout contact non supervisé avec des mineurs. Bien entendu, il lui est également interdit de communiquer avec la présumée victime dans ce dossier, un adolescent de 14 ans.

M. Côté, qui possède des appartements à Granby et à Montréal, ne peut non plus déménager et a dû remettre son passeport. Son dossier a été remis, pour la forme, au 28 octobre.

Lors des plaidoiries qui se sont déroulées le 13 août, son avocat, Me Martin Latour, avait souligné que l’heure n’était pas au procès de son client et que depuis sa dernière condamnation, le haut dirigeant déchu avait respecté « intégralement et à la lettre » toutes ses conditions.

En 2017, Robert Côté avait été trouvé coupable de possession de pornographie juvénile et avait bénéficié d’une absolution inconditionnelle. Il a toutefois été inscrit au registre des délinquants sexuels pour 10 ans et a réorienté sa carrière en histoire de l’art.

La crédibilité du plaignant dans le présent dossier a aussi été remise en question par Me Latour, qui a mentionné que l’adolescent aurait menti sur plusieurs éléments, dont son âge.

Gravité

Pour sa part, Me Élise Côté-Lebrun, du ministère public, a fait valoir la gravité des gestes reprochés à l’ex-avocat, aussi accusé à nouveau de possession de pornographie juvénile ainsi que d’attouchements et d’avoir incité le mineur à le toucher. 

De plus, les faits reprochés ont été posés à peine un an après la levée de ses précédentes conditions. M. Côté, a dit la Couronne, était conscient de ce qu’il faisait et des risques qu’il encourait s’il se faisait prendre. 

Qu’il ait présumément passé à l’acte avec un mineur constitue également « une aggravation des délits extrêmement importante », et il y a « beaucoup de preuves corroborantes » au dossier.

Robert Côté a été arrêté le 7 août lors d’opérations policières menées à ses appartements. Les faits reprochés seraient survenus cet été.