Le fauchage des trois prairies des boisés Miner vise à empêcher les arbres de pousser, et ce afin de protéger les habitats des espèces qui y vivent.

Les trois prairies fauchées dans les boisés Miner

Les trois prairies des boisés Miner à Granby ont été fauchées la semaine dernière. La mesure vise à empêcher que les trois secteurs ne se reboisent naturellement et qu'ils réduisent du coup la biodiversité des lieux.
Les gens qui fréquentent le parc ont été étonnés de voir des tracteurs agricoles en train de faucher les hautes herbes dans les trois prairies. Le parc écologique Pierre-Horace Boivin est en effet appelé à être officiellement reconnu comme réserve naturelle à conserver.
Le fauchage était planifié, assure cependant Patrick Paré, directeur de la conservation et de la recherche au Zoo de Granby. « Il n'y a pas d'inquiétude à avoir. Ça fait partie du plan de préservation du parc. On coupe les herbes pour être certain que des arbres n'y pousseront pas. On ne veut pas que ça reprenne en friche. On veut que ça reste des prairies parce que beaucoup d'animaux y vivent. »
Les prairies servent d'habitat à de nombreuses espèces d'oiseaux ainsi qu'aux couleuvres et aux salamandres qui recherchent la chaleur du soleil, explique le biologiste, qui a participé à la réalisation du plan de protection des boisés. Les chevreuils s'y rendent aussi pour se nourrir et les renards pour chasser.
Le fauchage des prairies, qui est effectué aux deux ans, permettra de protéger cet écosystème, dit-il. « Les prairies font partie d'un plus grand écosystème. Il faut les préserver pour assurer la diversité. »
Les coupes des hautes herbes sont effectuées à la fin de l'été pour perturber le moins possible la faune. « Ça se fait lorsque la période de nidification est terminée et que les amphibiens et les invertébrés ont quitté les prairies vers les boisés pour commencer leur hibernation », indique M. Paré.
L'herbe n'a pas été récoltée. Elle compostera sur place pour alimenter le sol, a dit M. Paré.