Après un important chantier, le barrage du lac Boivin a été remis en service.

Les travaux du barrage du lac Boivin bientôt terminés

La reconstruction du barrage du lac Boivin complétée, des travaux seront entrepris pour que la piste cyclable longeant l’ouvrage retrouve son tracé initial. La durée plus longue que prévu de l’ensemble du chantier devrait toutefois entraîner des coûts à la hausse, confirme le directeur du Bureau de projets à la Ville de Granby, Daniel Surprenant.

Le nouveau barrage est opérationnel depuis environ deux semaines, selon lui. « Le barrage est contrôlé par la Ville avec ses nouvelles vannes, qui sont comme de grosses portes. Le canal de dérivation n’existe plus. Il a été démantelé. L’eau a repris son chemin normal », explique M. Surprenant.

Lancé l’automne dernier, le chantier en était un d’envergure. Le barrage, qui ne répondait plus à certaines exigences gouvernementales, a été démoli et reconstruit. Pour les besoins de l’opération, le flot de la rivière avait été détourné dans un étroit canal de dérivation. Deux digues temporaires avaient aussi été aménagées pour permettre aux travailleurs de Construction Injection EDM de Québec d’œuvrer au sec.

La remise en service avait initialement été prévue pour la période des Fêtes, mais certains travaux se sont révélés plus complexes que prévu. Un épisode de pluie abondante en janvier dernier avait aussi perturbé le déroulement du chantier. Une brèche avait dû être réalisée dans le barrage temporaire pour permettre à l’eau de s’écouler.

Facture à la hausse
Daniel Surprenant affirme que des négociations sont en cours avec l’entrepreneur afin de déterminer quelle portion des coûts supplémentaires engendrés par ces délais relève de la Ville. Les élus devront éventuellement se prononcer sur ces changements au budget. Déjà, ils ont entériné une facture additionnelle de près de 50 000 $ lors d’une séance du conseil, en mars, principalement pour des modifications réalisées au « déversoir de jaugeage » à la suite d’un nouveau relevé effectué dans le lit de la rivière, selon le sommaire décisionnel remis aux élus dont les médias ont obtenu copie.

Martin Lachance d’EDM, Daniel Surprenant, directeur du Bureau de projets à la Ville, et Manuel Cabana, ingénieur et chargé de projets

À l’origine, les coûts de ce projet ont été évalués à 4,3 millions de dollars (avant taxes). La majorité de ceux-ci, soit 83 %, sont assumés par le Fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU).

Aménagement
Selon l’ingénieur et chargé de projet à la Ville, Manuel Cabana, l’entrepreneur qui a procédé aux travaux de réfection du barrage aura aussi pour tâche de remettre le site en état. Mais pour l’heure, « le terrain est trop mouillé ; les pelles enfoncent trop. Il faut attendre qu’il sèche pour pouvoir mettre le bon niveau et la bonne quantité de matériel pour refaire la piste cyclable », dit-il.

Celle-ci avait en partie été déplacée en bordure de la rue Denison Est l’automne dernier pour permettre au chantier de se déployer, mais elle retrouvera son tracé d’origine, note Manuel Cabana.

Daniel Surprenant souligne pour sa part que l’équipe des parcs du service des travaux publics exécutera les travaux. Il est prévu que le parc de la Tannerie soit, dans la foulée, refait « au goût du jour ».

Le nouveau barrage permet notamment de « gérer le risque total du bassin versant, incluant le barrage Choinière », a expliqué Manuel Cabana lors d’une précédente entrevue. « S’il y avait une rupture du barrage [Choinière] en amont, notre capacité d’évacuation est beaucoup plus grande », dit-il.

Un ouvrage a par ailleurs été aménagé pour mesurer de façon plus précise le débit d’eau, plus faible, durant les périodes estivales d’étiage (le plus bas niveau d’un cours d’eau). Un bâtiment de services a aussi été ajouté près du stationnement, adjacent au parc de la Tannerie, pour gérer et opérer le barrage.