La hausse du prix du bitume ne devrait pas avoir d’impact sur les travaux d’asphaltage prévus cette année à Granby.

Les travaux d’asphaltage coûteront plus cher

L’importante hausse du prix du bitume ne devrait pas affecter les travaux d’asphaltage qui seront réalisés cette année à Granby, estime le directeur général de la Ville, Michel Pinault. Un budget supplémentaire devra néanmoins être dégagé afin de pouvoir réaliser autant de travaux que l’an dernier.

« Le prix du bitume a augmenté de 26 %. Ça a un impact direct sur la longueur, en kilomètres, des travaux qu’on réalise. On regarde la possibilité d’aller chercher de l’argent à même nos différents budgets pour pouvoir faire la même distance que l’an passé, soit 19,6 km », relève M. Pinault.

« On ne peut pas se permettre de faire de pause », a d’ailleurs commenté le maire Pascal Bonin, lors de la dernière séance du conseil municipal. Le contrat pour la fourniture et le chargement d’enrobés bitumineux a été accordé à Pavage Maska de Saint-Hyacinthe, au coût de 1 595 853 $, lors de cette séance. Des quatre entreprises à avoir répondu à l’appel d’offres, Construction DJL de Bromont a déposé la soumission la plus haute au coût de 1,8 million $.

« En avril 2018, le prix du bitume était de 706 $ la tonne. C’est passé à 891 $ la tonne. C’est 26 % de plus. Donc, en principe, on devrait faire 26 % de moins de travaux. Mais ce n’est pas ça qu’on va faire. On devrait renflouer le différentiel », souligne le directeur général.

Santé financière

Michel Pinault souligne que « l’excellente santé financière » de la Ville lui permet d’avoir une marge de manœuvre qui pourrait vraisemblablement être utilisée pour absorber la hausse des coûts. Mais il reviendra au conseil municipal de se prononcer sur la question, précise-t-il.

Les états financiers 2018 de la Ville seront déposés lors de la prochaine séance ordinaire du conseil, le 6 mai prochain. La teneur du surplus sera dévoilée à cette occasion.


«  En avril 2018, le prix du bitume était de 706 $ la tonne. C’est passé à 891 $ la tonne. C’est 26 % de plus.  »
Michel Pinault, directeur général de la Ville de Granby

L’an dernier, une situation similaire s’est présentée alors que les coûts du bitume ont aussi été soumis à une forte hausse. Une nouvelle enveloppe budgétaire de 750 000 $ avait été puisée à même le surplus afin d’être en mesure de faire plus de travaux, souligne le DG de la Ville.

Resurfaçage

Ces sommes d’argent sont utilisées afin de réaliser annuellement des travaux de resurfaçage et de rapiéçage mécanisé, selon une liste des rues prioritaires soumise au conseil municipal. Habituellement, une enveloppe plus modeste est approuvée au programme triennal d’immobilisation et elle est bonifiée, en cours de route, selon les disponibilités budgétaires.

« Cette année, le prix du bitume a aussi une incidence sur la somme que nous devrons ajouter. Elle devra être plus élevée si nous voulons faire la même longueur », note Michel Pinault.

La hausse du prix du bitume a par ailleurs un impact sur plusieurs autres chantiers, comme l’asphaltage du stationnement du futur centre aquatique ou bien les travaux de réhabilitation d’infrastructures souterraines.

« Le cours du pétrole a une incidence importante pour les municipalités parce qu’on travaille avec des produits, comme le bitume, qui ont le pétrole comme composante. Mais on n’a pas d’emprise là-dessus », déplore le directeur général, en soulignant que la réduction des travaux n’est pas une option pour continuer à faire un « entretien rigoureux et adéquat des infrastructures ».