Le Festival des Townshippers a permis à l'Harmonie de Knowlton de s'illustrer sur scène samedi.

Les Townshippers célèbrent leurs racines

La communauté anglophone des Cantons-de-l’Est est tricotée serrée. Des milliers de visiteurs ont pris part au 39e Festival des Townshippers, samedi, à l’école secondaire Massey-Vanier de Cowansville. Un événement rassembleur qui permet de mettre en lumière le dynamisme de cette communauté descendant des premiers colons de la région.

« On est fiers de nos racines dans les Cantons-de-l’Est. Nous sommes une communauté ouverte », assure l’organisatrice du festival, Emily Prangley Desormeaux.

Ils étaient des centaines de Townshippers — nom donné aux habitants anglophones des Cantons-de-l’Est (Eastern Townships) — sur le site de l’établissement scolaire, samedi. Difficile de faire le compte exact, puisque les activités prévues se déroulaient simultanément sur plusieurs sites de l’école Massey-Vanier et que l’accès était gratuit. 

« C’est une tradition pour pas mal de monde. On attend entre 2000 et 3000 personnes aujourd’hui. Les gens aiment la formule, ils sont contents de voir les mêmes organismes être représentés. D’une année à l’autre, les seuls changements apportés sont les artistes qui font l’animation et les fournisseurs alimentaires que l’on invite », poursuit Emily Prangley Desormeaux. 

Dans une catégorie comme dans l’autre, les organisateurs du festival prennent soin de laisser une place de choix aux créateurs de la région hôte. Amos J., l’Harmonie de Knowlton et le groupe Frost Village Brass se sont ainsi retrouvés dans la programmation. Même chose pour la brûlerie Virgin Hill, de Lac-Brome, qui a servi le café aux visiteurs.

Une quarantaine d’organismes

Le festival est également l’occasion pour les organisateurs de faire connaître les services auxquels peuvent avoir accès les Townshippers dans leur langue maternelle. Près d’une quarantaine d’organismes communautaires étaient installés à l’intérieur de la cafétéria de l’école Massey-Vanier.

« On a l’impression qu’il y en a beaucoup, mais il faut garder en tête que les Cantons-de-l’Est sont vraiment étendus. Il y a des coins mieux desservis que d’autres », précise Mme Prangley Desormeaux.

Si le travail de ces organismes est important pour la communauté, les kiosques d’organismes historiques ont avant tout attiré les visiteurs. 

« Il y a un grand intérêt pour l’histoire de la communauté anglophone des Cantons-de-l’Est. Les gens nous interpellent pour connaître une date précise, l’emplacement d’une pierre tombale, etc. C’est souvent lié à leur propre famille. Notre spécialité, c’est de mettre les gens en contact avec les bonnes références sur le territoire », explique Heather Darch, du réseau du Patrimoine anglophone du Québec. 

Un peu plus loin, le Centre de ressources pour l’étude des Cantons-de-l’Est suscitait également l’intérêt. « Les Cantons-de-l’Est, c’est une région unique au Québec au niveau historique, puisque les premiers habitants, après les Amérindiens, sont les anglophones. La trace de la communauté est encore visible un peu partout et il est nécessaire de comprendre leur histoire si l’on souhaite étudier les Cantons-de-l’Est », souligne Fabian Will, directeur du Centre. 

L’Association des Townshippers, qui organise l’événement, a également réservé un espace destiné à la promotion des écrivains et aux musiciens de la communauté. 

Le festival a permis aux artisans, aux artistes et aux organismes communautaires de présenter leur travail.

Le festival est également l’occasion pour les organisateurs de faire connaître les services auxquels peuvent avoir accès les Townshippers dans leur langue maternelle. Près d’une quarantaine d’organismes de services communautaires étaient installés à l’intérieur de la cafétéria de l'école Massey-Vanier.

«On a l’impression qu’il y en a beaucoup, mais il faut garder en tête que les Cantons-de-l’Est sont vraiment étendus. Il y a des coins mieux desservis que d’autres », précise Emily Prangley Desormeaux

Si le travail de ces organismes de services est important pour la communauté, ce sont surtout les kiosques d’organismes historiques qui ont attiré les visiteurs. 

«Il y a un grand intérêt pour l’histoire de la communauté anglophone des Cantons-de-l’Est. Les gens nous interpellent pour connaître une date précise, l’emplacement d’une pierre tombale, etc. C’est souvent lié à leur propre famille. Notre spécialité, c’est de mettre les gens en contact avec les bonnes références sur le territoire », explique Heather Darch du réseau du Patrimoine anglophone du Québec. 

Un peu plus loin, le Centre de ressources pour l’étude des Cantons-de-l’Est suscitait également l’intérêt. « Les Cantons-de-l’Est, c'est une région unique au Québec au niveau historique, puisque les premiers habitants, après les Amérindiens, se sont les anglophones. La trace de la communauté est encore visible un peu partout et il est nécessaire de comprendre leur histoire si l’on souhaite étudier les Cantons-de-l’Est », souligne Fabian Will. 

L’Association des Townshippers, qui organise l’événement, a également réservé un espace destiné à la promotion des écrivains et aux musiciens de la communauté.