Sur les 130 nouvelles entreprises agricoles en Montérégie en 2018, 28 sont situées dans Brome-Missisquoi, dont les Champs Vallons, l’ancien verger Claude Léger qu’ont racheté Chantal Guimont et ses deux partenaires.

Les terres agricoles de Brome-Missisquoi très populaires

Travailler sur une terre est loin de perdre en popularité. À preuve, 130 nouvelles entreprises agricoles ont vu le jour en 2018 en Montérégie, dont 22 % dans Brome-Missisquoi. Certains propriétaires embrassent une nouvelle vocation, d’autres reprennent l’entreprise familiale ou encore se lancent dans le métier à partir de zéro.

Dans Brome-Missisquoi, 28 nouvelles entreprises ont ouvert les portes dans divers types de production agricole. En plus de productions plus classiques comme le sirop d’érable ou la viande, il y a aussi quelques spécialisations qui se font plus rares, comme celle de fleurs comestibles.

La MRC en tête

Depuis quelques années, la MRC est celle en Montérégie qui accueille le plus de nouvelles entreprises agricoles. « En général, je pense que c’est peut-être à cause de la situation géographique, mentionne Christian St-Jacques, président de l’UPA de la Montérégie. Il y a une dynamique qui s’est créée avec la MRC quand elle a lancé le programme Arterre [NDLR : à l’époque connu sous le nom de Banque de terres], qui consiste à jumeler des propriétaires terriens avec des agriculteurs qui souhaitent se lancer en agriculture. Avec la valeur que les fermes prennent depuis les 5 à 10 dernières années, de voir que plusieurs nouvelles personnes démarrent en agriculture, c’est assez encourageant pour la Montérégie. »

M. St-Jacques ne pouvait pas dire quelle était la proportion de locataires via Arterre chez les nouveaux propriétaires d’entreprises en 2018. Il est aussi difficile d’établir s’il y a une mode. « C’est sûr que la production maraîchère intensive, on voit ça de plus en plus. On voit beaucoup de petits fruits et de l’horticulture. »

L’âge des nouveaux agriculteurs est plutôt varié également. Dans le cas de Chantal Guimont, du verger Les Champs Vallons, il s’agit d’une réorientation de carrière.

« On est trois gestionnaires qui se connaissent bien. On avait travaillé dans un domaine complètement différent et on cherchait un nouveau défi, quelque chose de très différent, raconte la copropriétaire de l’ancien verger Claude Léger. On avait choisi de faire quelque chose de près de la terre, près des gens, quelque chose qui serait bon, qui serait beau. On est tombé en amour avec le site, avec le verger. On est de la région, on en connaissait bien tous les attributs, comme son dynamisme, son côté culturel et touristique et l’achalandage sur la route des vins. »

Le verger, niché dans les vallons entre Lac-Brome et Bromont, se trouve sur la Route des vins. Les propriétaires de l’endroit ont vécu leur première année d’exploitation en 2018. Ils ont pu accueillir plusieurs familles venues cueillir des pommes, des prunes et des poires.

Ils souhaitent maintenant pousser le concept plus loin. Le trio compte commencer la production de cidres cette année et planter ses premières vignes dans l’optique de produire du vin d’ici les prochaines années.

Mme Guimont et ses partenaires ont su s’entourer de spécialistes, comme un œnologue et un agronome, mais acceptent aussi tous les conseils des gens du milieu puisqu’ils ont tout à apprendre. « C’est un milieu qui s’entraide beaucoup, remarque-t-elle. On a beaucoup appris, on a suivi des cours, on demande conseil pour apprendre vite et bien. On est très heureux, après un an, d’être dans une étape de production de produits. C’est un marché qui connait une belle croissance. On veut faire notre marque dans ce domaine-là. »

Les propriétaires misent beaucoup sur la beauté du site et l’expérience proposée, mais ils souhaitent également aller chercher les pratiques les plus écoresponsables.